Former des « talents internationaux » : c'est l'ambition affichée de Paris School of Business. Installée au cœur du campus Le Delta, dans le Quartier latin, l'école accueille déjà 46 % d'étudiants venus du monde entier. Son directeur général, Olivier Aptel, nous a ouvert les portes d'un campus où l'international n'est pas un argument marketing mais une véritable philosophie éducative.


Le Delta, un campus où six écoles se rencontrent
Au cœur du 5e arrondissement de Paris, une grande porte s'élève à l'angle de deux rues. Devant, des étudiants discutent. D'autres en sortent. Difficile d'imaginer l'immense campus qui se cache derrière cette façade historique. Et pourtant. Son nom : Le Delta. Construit entre 1883 et 1934, ce bâtiment de plus de 16 000 m², situé rue Claude-Bernard, a d'abord accueilli l'Institut agronomique de Paris avant de devenir la célèbre école d'ingénieurs AgroParisTech. Depuis septembre 2025, il abrite six établissements : Paris School of Business, l'Atelier de Sèvres, IESA Arts & Culture, le Cours Florent, Penninghen et Copernia.
un amphithéâtre spectaculaire mêle bois ancien et équipements contemporains. Le résultat est élégant et presque intemporel.

Dès l'entrée, le lieu surprend. Une vaste cour intérieure végétalisée relie plusieurs bâtiments où patrimoine et modernité dialoguent en permanence. Dans les couloirs de Paris School of Business, les mosaïques rappellent l'architecture scolaire parisienne d'autrefois. Quelques étages plus haut, un amphithéâtre spectaculaire mêle bois ancien et équipements contemporains. Le résultat est élégant et presque intemporel. Puis les couloirs nous conduisent vers les hauteurs du campus. Au niveau des toits de Paris, notre regard se perd dans les nuances de gris du zinc, ponctuées de cheminées et de coupoles dorées. C'est ici que nous rencontrons Olivier Aptel, directeur général et dean de Paris School of Business.

Paris School of Business mise sur l'international
Mais avant l'entretien, il nous ouvre les portes de ce qui restera sans doute le souvenir le plus marquant de cette visite : la bibliothèque. Un impressionnant escalier en colimaçon en bois, des étagères courant jusqu'au plafond et une atmosphère qui évoque autant les universités britanniques que certains décors de littérature fantastique. Au milieu de ce décor hors du temps, un étudiant travaille sur son ordinateur. Le contraste entre héritage et modernité résume presque à lui seul l'esprit du lieu.

Pour Olivier Aptel, cet esprit est indissociable de l'ouverture internationale. Son propre parcours l'a conduit de Reims à Nantes, de Rennes à Rabat, avec une parenthèse universitaire à Hawaï. « Cette expérience m'a donné le goût de l'internationalisation », explique-t-il. Une conviction devenue le fil rouge de sa carrière. Aujourd'hui, cette vision irrigue l'ensemble du projet de Paris School of Business. Sur les 4 200 étudiants de l'école, 46 % sont internationaux et plus de 130 nationalités se côtoient sur le campus. « L'objectif de l'école est de créer des talents internationaux » nous résume-t-il.
Aujourd'hui, 46 % des étudiants de l'école sont internationaux. Un chiffre que l'établissement souhaite porter à 60 % d'ici 2030.

« Enseigner le management sans passer par la case internationale, c'est limite une faute professionnelle »
Pour le directeur, l'enjeu dépasse largement l'attractivité académique : « Enseigner le management à des jeunes étudiants sans passer par la case internationale, c'est limite une faute professionnelle. » Selon lui, les entreprises recherchent aujourd'hui bien davantage que des compétences techniques en finance, marketing ou ressources humaines. « Elles ont besoin de personnalités qui ont acquis des compétences d'agilité interculturelle, des individus capables de travailler avec l'étranger - pourquoi pas à l'étranger. » Cette stratégie répond aussi aux défis auxquels sont confrontés les établissements d'enseignement supérieur : « une école qui veut se développer doit avoir les capacités à attirer des étudiants internationaux », explique le directeur général.
Alors que la démographie étudiante française devrait entrer dans une phase de ralentissement dans les prochaines années, Paris School of Business a fait le choix d'accélérer son développement à l'international. Aujourd'hui, 46 % des étudiants de l'école sont internationaux. Un chiffre que l'établissement souhaite porter à 60 % d'ici 2030.
D'ici 2030, Paris School of Business ambitionne d'accueillir plus de 6 000 étudiants, dont 60 % d'internationaux. Un développement qui s'accompagne de nouveaux projets à l'étranger, notamment en Chine.
Découvrir différentes cultures et façons de penser a renforcé mes capacités de communication

Pourquoi les étudiants choisissent Paris School of Business
Cette diversité n'est pas seulement une promesse institutionnelle. Elle se vit au quotidien dans les salles de classe. Keita Estere Grundule, étudiante en deuxième année de Bachelor Management International, spécialisation Banque et Finance, explique avoir choisi l'école naturellement pour construire une carrière internationale. « Paris est une ville véritablement internationale qui offre d'innombrables opportunités de rencontrer des personnes d'horizons différents et de développer un réseau mondial. » Elle souligne également la richesse des échanges avec ses camarades venus du monde entier : « Découvrir différentes cultures et façons de penser a renforcé mes capacités de communication et mon aptitude à évoluer dans des environnements multiculturels. »
Un semestre ou une année à l'étranger transforme profondément. Cela fait grandir.

Même constat pour Rishi Ramesh, étudiant en Bachelor Banque & Finance. « Le facteur décisif a été l'environnement international de l'école. Je voulais étudier aux côtés d'étudiants issus de pays et de cultures différents. » Une expérience qui lui a permis, dit-il, de devenir « plus adaptable, plus ouvert d'esprit et plus confiant ».
À ceux qui hésitent encore à s'engager dans un cursus à dimension internationale, Olivier Aptel adresse un message sans détour avant de quitter la bibliothèque : « Il ne faut pas hésiter une demi-seconde. Un semestre ou une année à l'étranger transforme profondément. Cela fait grandir. Et les entreprises apprécient ça énormément. J’en sais quelque chose… »
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