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“Une affaire turque” : un thriller politique en salle le 12 août 2026

Le thriller politique “Une affaire turque” sort en salle le 12 août 2026. Réalisé par Hüseyin Aydin Gürsoy, il met en scène un avocat turc qui s’est détaché de ses origines pour évoluer dans le milieu professionnel. En aidant un jeune turc, il se retrouve impliqué dans une histoire de corruption et est rattrapé par la dualité de sa vie. Le film s’attaque à la situation paradoxale des enfants issus de l’immigration.

Une affaire turqueUne affaire turque
Écrit par Julie Danel Amanou
Publié le 6 juillet 2026

Le film Une affaire turque sort en salle le 12 août 2026. Réalisé par Hüseyin Aydin Gürsoy, c’est le premier long métrage du réalisateur turc. On y découvre Mathieu, un avocat brillant d’origine turque. Pour gravir les échelons, il s’est détaché de ses origines et se consacre pleinement à son projet professionnel. Lorsqu’un jeune turc et ami de sa famille en situation précaire lui demande son aide, il s’enfonce alors dans une histoire de corruption, au péril de son quotidien soigneusement bâti. 

 

 

Le personnage principal est interprété par l’acteur français Lionel Erdogan qu’on retrouve dans la série Engrenages ou encore dans la série Marseille. Charles Berling, connu pour ses rôles dans Le Prénom et dans Elle, joue aussi l’un des rôles principaux : l’avocat en charge du cabinet. 

 

Deux ambiances distinctes dans le film

En mêlant intrigue, affaire judiciaire et politique, Une affaire turque met en lumière des problématiques actuelles : la discrimination des immigrés, la précarité, ainsi que la fraude et la corruption sur la scène politique. Considéré comme un “thriller politique”, les rebondissements ponctuent le film. L’équilibre fragile entre ses origines et sa nouvelle vie est mis en danger : on ressent la perte de contrôle graduelle du personnage principal face à la situation, au cours du film. 

On est près de 700 000 à être turcs ou issus de cette immigration”, explique Hüseyin Aydin Gürsoy, le film permet alors de découvrir la façon dont la culture turque perdure en France. Le film la représente à travers les prières, la nourriture, la langue et l’aspect communautaire dans la ville d’enfance du personnage principal. On reconnaît un lieu familier pour lui, auquel il ne semble plus vraiment appartenir, à travers des plans chaleureux et illuminés, ainsi qu’une musique joyeuse. 

 

Une affaire turque

 

À l’inverse, sa vie parisienne ne laisse rien transparaître de ses origines, par sa situation aisée et jusqu’à la naturalisation de son prénom, passant de Mustafa à Mathieu. On remarque une vraie dualité “à travers les personnes qu’il côtoie, les décors, les costumes. L’idée était de montrer visuellement cette rupture,” raconte le réalisateur. Les décors sont simples et froids et les personnages de sa vie parisienne sont moins profonds. 

 

“Une affaire turque” expose le paradoxe des immigrés

À travers ce film, le réalisateur raconte une expérience similaire à la sienne : “celle d’un enfant turc arrivé en France et ayant grandi avec sa famille dans une communauté d’immigrés. Tout comme mon personnage, j’ai poursuivi des études au cours desquelles j’ai changé de prénom pour faciliter mon avenir professionnel. Ce choix a créé une distance inévitable avec mes racines. Un dilemme qui a donné le point de départ de mon film.

 

Une affaire turque

 

Une affaire turque met en scène un paradoxe pour les enfants issus de l’immigration : un désir de quitter une situation précaire souvent liée à l’arrivée brutale dans un nouveau pays et une envie de faire perdurer les cultures et les liens familiaux. Ces deux mondes ne sont pourtant pas toujours compatibles. Mais pour Mathieu, à force de tenter de se détacher de son passé, ses racines le rattrapent à ses dépens. Le film soulève alors une question récurrente : comment s’adapter et s’intégrer à une nouvelle culture sans perdre ce que l’on a déjà ?

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