L’ONU a ajouté Israël et la Russie à la “liste noire” sur les violences sexuelles en conflit. Déjà mis en garde il y a un an, les deux pays nient aujourd’hui les accusations et Israël suspend ses relations avec le secrétaire général, Antonio Guterres. En 2025, plus de 65 acteurs faisaient partie de la liste.


Israël et la Russie ont été ajoutés à la liste noire de l’ONU sur les violences sexuelles en conflit. Le rapport sur les violences sexuelles liées aux conflits n’a pas encore été révélé au public, il est toujours présenté aux Etats concernés avant sa publication. Les deux pays avaient déjà été mis en garde contre leur possible inscription sur la liste, par le secrétaire général Antonio Guterres en août 2025.
Israël et la Russie critiquent la décision
Les deux pays nient les accusations. L’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, a publié un message vidéo posté sur X indiquant “en avoir fini avec ce secrétaire général” suite à la prise de décision. Les relations entre la mission israélienne et le bureau du secrétaire général ont été “gelées” jusqu’à la fin du mandat d’Antonio Guterres, le 31 décembre 2026.
Le Secrétaire général de l'ONU a décidé d'inscrire Israël sur la liste noire aux côtés des terroristes du Hamas.
– Danny Danon 🇮🇱 Danny Danon (@dannydanon) 28 mai 2026
Nous en avons assez de ce Secrétaire général ! pic.twitter.com/80VQLuTfvS
L'ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, a fait une déclaration officielle devant le Conseil de sécurité, il y affirme : “Ces mensonges non étayés dépeignent à nouveau la Russie comme un méchant, comme ils le font tout le temps.” L’ambassadeur a également annoncé un rapport réalisé par la Russie sur la façon dont les Ukrainiens ont traité les prisonniers de guerre.
Une liste citant les groupes soupçonnés de violences sexuelles
Cette liste réalisée tous les ans cite des parties “soupçonnées de manière crédible de s’être livrés de façon systématique à des violences sexuelles”. Les soupçons se basent majoritairement sur des témoignages de victimes. En 2025, plus de 65 groupes armés et gouvernements étaient cités, notamment des parties en République démocratique du Congo, en Iraq ou encore en République Centrafricaine. Le Hamas avait aussi été ajouté à cette liste en 2025, dans la catégorie “Parties en Israël et dans le Territoire palestinien occupé”.
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