Réunis à Paris pour préparer le G7 2026, les ministres chargés du développement ont adopté une déclaration commune autour de la réforme de l’aide internationale et du financement des pays partenaires. Un consensus salué par la France, malgré des désaccords persistants entre les participants.


« Nous avons certes des divergences, parfois importantes, mais concentrons-nous sur nos lignes de convergence. Et elles sont beaucoup plus nombreuses que l’on ne le croit. » C’est en ces mots qu’Éléonore Caroit, ministre chargée de la Francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’Étranger, a entamé la réunion ministérielle en vue du G7 2026. Une déclaration qui traduisait une volonté française d’aboutir à une déclaration commune au terme de la réunion.
Avant la clôture de cette ministérielle, Éléonore Caroit a annoncé sur ses réseaux sociaux l’une des décisions prises lors du G7 développement : « les États-Unis annoncent 100 M$ pour reconstruire le sarcophage de Tchernobyl. » Pour rappel, celui-ci avait été touché par une frappe de drones russes en février 2025.
Dans le cadre de notre présidence du G7 et de la ministérielle développement que j'ai lancée aujourd’hui, les États-Unis annoncent 100 M$ pour reconstruire le sarcophage de Tchernobyl.
— Éléonore Caroit (@CaroitEleonore) April 29, 2026
Une décision porteuse d’espoir, qui montre la force du multilatéralisme au service de la… pic.twitter.com/itxCwSm5C7
Au terme de cette réunion, une conférence de presse animée par la Ministre a eu lieu au Quai d'Orsay pour annoncer l'aboutissement d'une déclaration commune à tous les États participants.
Réformer l’aide internationale au développement
Au cœur des discussions, les ministres ont acté la nécessité de revoir l’architecture actuelle de l’aide au développement, jugée trop fragmentée et inefficace face aux crises successives. Les pays participants souhaitent ainsi bâtir un système plus coordonné, capable de mieux répondre aux besoins des pays partenaires tout en réduisant les lourdeurs administratives et les coûts de transaction.
Vers des partenariats moins dépendants de l’aide
Autre orientation forte : la volonté de sortir progressivement d’une logique d’assistance. Les membres du G7 développement plaident pour des partenariats davantage fondés sur l’autonomie des pays partenaires, à travers des mécanismes de co-investissement, une implication accrue du secteur privé et des stratégies menant à une indépendance économique.
Concentrer les ressources sur les pays les plus vulnérables
Les États participants ont réaffirmé le rôle stratégique de l’aide publique au développement. Celle-ci devra être davantage ciblée vers les pays les moins avancés, les États fragilisés par des conflits ou fortement exposés aux crises alimentaires, climatiques et à l’endettement.
Mobiliser davantage de financements privés
Face à l’insuffisance des financements publics, les ministres ont insisté sur la nécessité de mobiliser davantage de capitaux privés. Garanties, financements mixtes et instruments de partage des risques figurent parmi les outils envisagés pour attirer les investissements, notamment dans les infrastructures et projets structurants.
Le Moyen-Orient et ses répercussions mondiales dans le viseur
La situation géopolitique au Moyen-Orient a aussi été au cœur des discussions. Les membres du G7 ont demandé une évaluation rapide des conséquences sur la sécurité alimentaire mondiale des perturbations liées aux engrais, provoquées par la fermeture de fait du détroit d’Ormuz par l’Iran. Des solutions d’urgence devront être proposées afin de limiter l’impact sur les pays les plus dépendants aux importations.
La ministre Éléonore Caroit s’est montrée satisfaite de l’issue de ces échanges, saluant l’adoption d’une déclaration commune entre les États participants. Un aboutissement qui fait écho à son discours d’ouverture, dans lequel elle insistait sur la capacité des membres à dépasser leurs divergences pour construire des consensus.
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