Édition internationale

Madagascar : un agent à l’ambassade expulsé et un autre Français inculpé

Le 28 avril 2026 à Madagascar, un agent à l'ambassade de France a été exigé de quitter le pays. La justice malgache a également annoncé l’inculpation d’un autre Français, arrêté le 16 avril 2026. Ces accusations tombent alors que les relations franco-malgaches sont mises à l’épreuve par un post Facebook malgache, présentant 10 hommes comme des “mercenaires français”.

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Écrit par Julie Danel Amanou
Publié le 30 avril 2026

À Madagascar, un agent à l'ambassade de France a été sommé de quitter le pays le plus rapidement, le 28 avril 2026. Son identité n’a pas été rendue publique par les autorités malgaches ni par la diplomatie française. La gouvernement de Madagascar exige son expulsion pour ses ”agissements estimés incompatibles avec son statut”. L’agent diplomatique a été déclaré comme "persona non grata".

 

Un Français accusé pour “association de malfaiteurs

Quelques heures plus tard, dans la soirée du 28 avril 2026, Nomenarinera Mihamintsoa Ramanantsoa, le substitut du procureur du tribunal de première instance d’Antananarivo, a dévoilé les chefs d’inculpation contre un autre Français, Guy Baret. Employé dans le recouvrement de dettes à Madagascar, il est accusé pour “association de malfaiteurs”, “diffusion de fausses nouvelles destinées à troubler l’ordre public”, “recel de personnes recherchées par la justice” et “projets de destruction de biens publics”, afin de provoquer des coupures d’électricité.

Détenu depuis le 16 avril 2026, le Français est actuellement placé en détention provisoire à la maison de force de Tsiafahy. Il est soupçonné d’avoir orchestré cette tentative de déstabilisation avec le colonel malgache Patrick Rakotomamonjy, aussi détenu depuis le 16 avril 2026. Il aurait incité des forces de l’ordre à la mutinerie et des jeunes à se mobiliser contre le régime de transition, en organisant une distribution de fonds.

Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a convoqué le chargé d'affaires de l'ambassade de Madagascar à Paris afin de protester contre cette décision : “La France rejetait catégoriquement toute accusation de déstabilisation du régime de la Refondation de la République de Madagascar.” Les accusations sont qualifiées “d’infondées” et “d’incompréhensibles compte tenu du soutien constant et concret apporté par la France”.

 

 

Des relations franco-malgaches compliquées 

Ces accusations tombent alors que les relations franco-malgaches sont tendues, depuis le 17 avril 2026. Un conseiller du président malgache avait publié les photos de 10 Français présentés comme “mercenaires français”. Les 10 hommes étaient accusés d’être entrés à Madagascar avec des passeports de service dans le but d’éliminer Michaël Randrianirina, investi président par la Haute Cour constitutionnelle, le 17 octobre 2025. 
 

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