Édition internationale

La France va expulser deux diplomates iraniens du pays

Deux agents de l’ambassade d’Iran en France vont être déclarés persona non grata, a annoncé le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, le 18 août 2026. Cette décision fait suite à la détention et à l’interrogation de deux diplomates français à Téhéran. L’Iran dément les accusations.

Jean noel barrotJean noel barrot
Écrit par Julie Danel Amanou
Publié le 19 août 2026

Paris va expulser deux agents de l’ambassade d’Iran en France, a annoncé le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, le 18 août 2026. L’ambassadeur de la République islamique d’Iran a été convoqué ce 18 août 2026 au Quai d’Orsay.

 

Cette décision fait suite à une agression commise par les services de sécurité iraniens à l’encontre de deux agents de l’ambassade de France en Iran, le 19 juillet 2026. Deux diplomates français avaient été détenus, interrogés, et l’un d’eux a été molesté dans la capitale iranienne pendant plusieurs heures. Ils sont rentrés en France le 23 juillet 2026 et ont finalement été déclarés persona non grata en Iran le 17 août 2026.

 


 


 

 

 

La France réagit aux démentis iraniens

 

Les autorités iraniennes ont démenti l’agression, affirmant que les agents ont seulement été “brièvement interrogés”, pour avoir participé à une ”réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités”. Le ministère du renseignement iranien a également accusé la France de “préparer le terrain pour une action de la France contre l’indépendance” de l’Iran.

 

Au lieu de faire la lumière sur cette agression préméditée et délibérée, d’en punir les auteurs et de prendre les engagements nécessaires pour garantir la sécurité de nos agents, conformément à leurs obligations internationales, les autorités iraniennes ont fait le choix de proférer des accusations totalement mensongères à l’encontre de nos agents et de monter de toute pièce une affaire d’ingérence pour justifier leurs agissements.” a déclaré le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay. 

 

Il rappelle également que ces événements correspondent à une violation du droit international et des conventions de Vienne auxquelles l’Iran est partie, alors que ces accords garantissent la sécurité du personnel diplomatique et facilitent les relations entre les États.

 

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