Ce mardi 10 mars, la France accueille le deuxième sommet sur l’énergie nucléaire, à Paris. Plus de 60 pays, dont les principaux acteurs du nucléaire, de nombreux États européens et plusieurs pays du G77, y sont conviés, afin de discuter des enjeux environnementaux et la relance du nucléaire.


Après la Belgique, la France accueille le deuxième sommet sur l’énergie nucléaire à Paris. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est partenaire de ce sommet, et a pour mission de promouvoir l'utilisation sûre des technologies nucléaires à des fins pacifiques. Le deuxième sommet prend place plus d’un mois avant le début de la 11ème Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération (TNP). Cette dernière vise à prévenir la prolifération des armes nucléaires, et à promouvoir la coopération aux fins de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.
Le 10 mars, la France accueille le 2ᵉ Sommet international sur la relance du nucléaire civil, en coopération avec l'@iaeaorg.
— France Diplomatie 🇫🇷🇪🇺 (@francediplo) March 4, 2026
Objectif : transformer l’engagement pris à la COP28 (tripler les capacités d’ici 2050) en feuille de route concrète. pic.twitter.com/dRveQE7mnU
Le nucléaire face à l’urgence climatique
Depuis la COP28, 34 Etats (notamment la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni,et le Japon…) ont déclaré avoir pour objectif de tripler les capacités d’énergie nucléaire pour 2050, afin d'atteindre la neutralité carbone. Le sommet a pour but d’encourager de nouveaux pays à endosser cette Déclaration sur le triplement des capacités nucléaires d’ici 2050. L’énergie nucléaire émet nettement moins que le gaz et le charbon. Sans cette dernière, les émissions liées à la production d’électricité auraient été supérieures de 40 % en Europe et de 25 % aux Etats-Unis entre 1971 et 2020, selon l’AIEA.
Aujourd’hui, la France dispose du parc nucléaire le plus important du monde en proportion de sa population, avec 57 réacteurs répartis sur 18 sites.
Un regain d’intérêts stratégiques pour le nucléaire
Mais la France encourage également la « relance » du nucléaire civil : avec une hausse de 50% des investissements mondiaux en 5 ans, de nouveaux programmes, et la montée des petits réacteurs modulaires, permettant de coupler le nucléaire à d'autres sources d'énergie. Aujourd’hui, la France dispose du parc nucléaire le plus important du monde en proportion de sa population, avec 57 réacteurs répartis sur 18 sites.

Le nucléaire est une énergie très coûteuse, d’après l’AIEA : plus de 1000 milliards de US dollars seront potentiellement investis dans le nucléaire afin d’atteindre les objectifs environnementaux, et plus de 240 milliards d’euros seulement pour les projets nucléaires conventionnels en Europe. La France espère trouver un terrain d’entente à l'issue de ce sommet, afin de développer l’activité nucléaire et de parvenir à la financer en mobilisant des fonds et des banques. Les pays impliqués se doivent également de garantir une sécurité maximale, quinze ans après Fukushima.
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