Édition internationale

2 Réalisateurs français détenus au Togo : l’un d’eux libéré sous contrôle judiciaire

Le 27 juillet 2026, les réalisateurs français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont été arrêtés, alors qu’ils étaient partis tourner un épisode de l’émission « Les Routes de l’impossible » au Togo. Avec leur collaborateur togolais Fred Vedomey, ils sont accusés de « fausses déclarations », les autorités affirmant disposer « d’indices graves et concordants » à leur encontre.

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Écrit par Manal Oumaline
Publié le 27 août 2026

 

 

Arrêtés en juillet alors qu’ils tournaient un épisode de l’émission « Les Routes de l’impossible », une série documentaire diffusée sur France Télévisions, les deux réalisateurs français sont depuis au cœur d’une affaire judiciaire. Dans le nord du Togo, les Français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani sont impliqués dans une affaire judiciaire. Poursuivis pour "fausses déclarations" avec leur collaborateur togolais Fred Vedomey, les trois hommes contestent les faits qui leur sont reprochés. Depuis leur arrestation, l’affaire suscite l’inquiétude, en raison des conditions de détention et de l’état de santé fragile de Sebastian Perez Pezzani.

 

Un des réalisateurs libéré, mais toujours sous contrôle judiciaire

Le 25 août 2026,Sebastian Perez Pezzani est libéré sous contrôle judiciaire, selon son avocat Martial Akakpo. Son passeport lui a été confisqué et il suit actuellement des soins dans un hôpital. Le 19 août 2026, Reporters sans frontières avait alerté sur ses graves problèmes de santé et demandé aux autorités togolaises d’autoriser son évacuation sanitaire vers la France.

Gaël Mocaër et Fred Vedomey restent, eux, incarcérés à Lomé, la capitale du Togo. Leur demande de libération provisoire a été rejetée. Les trois hommes ont été présentés au parquet de Lomé le 17 août. Leur avocat, Martial Akakpo, assure qu’ils “ne reconnaissent aucun fait” parmi ceux qui leur sont reprochés.

 

 

 

 

Une arrestation liée à l’utilisation d’un drone

Les autorités togolaises reprochent notamment à l’équipe d’avoir utilisé un drone dans le nord du pays, notamment dans la région des Savanes, une zone placée sous état d’urgence depuis 2022 en raison de menaces djihadistes. Selon le gouvernement, l’autorisation présentée par l’équipe avait été délivrée au nom de leur collaborateur togolais et ne couvrait pas certaines zones où ils se sont rendus. Les autorités pointent également plusieurs irrégularités dans l’organisation et le déroulement du tournage.

La société de production Tony Comiti Productions, avec laquelle travaillent les deux réalisateurs, assure de son côté que l’équipe était en règle et qu’elle aurait dépassé une zone autorisée par inadvertance. Cette région est particulièrement surveillée en raison de sa situation sécuritaire. Le nord du Togo est confronté à des attaques de groupes djihadistes depuis plusieurs années et la région des Savanes est placée sous état d’urgence depuis 2022. L’utilisation d’un drone dans cette zone a donc retenu l’attention des autorités.

Pour l’instant, pas de nouvelle prise de parole de l’ambassade de France au Togo ou du Quai d’Orsay sur leur situation.


 

 

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