Édition internationale

ECONOMIE - Le Mexique 5ème puissance mondiale en 2040?

Si l'on en croit la dernière étude réalisée par Goldman Sachs, le Mexique serait parmi les 5 premières puissances mondiales en 2040. Ce qui est sûr pour l'instant est que le Mexique avance plus lentement en comparaison de ses concurrents comme la Chine, l'Inde mais également la Russie ou le Brésil. Ces pays qui forment les futures grandes puissances de demain connus sous le fameux sigle de « BRIC ».

Le pétrole, une arme stratégique pour encore 50 ans au Méxique (Photo: LPJ)

Ces pays qui sont les futures grandes puissances de demain connus sous le fameux sigle de « BRIC » ont commencé certaines réformes économiques et lutte contre la corruption qui ont pour vertu de permettre aux économistes et capitaines d'industries d'avoir une visibilité et lisibilité des chemins choisis. Résultat de ces politiques : la possibilité « d'anticiper l'avenir », de rassurer, une bonne image, des économies dynamiques et donc la possibilité d'y investir.

Lors du dernier Forum Mondial de Davos, le président mexicain, Felipe Calderón a essayé d'améliorer l'image de son pays, il a même indiqué qu'il ne fallait plus parler du BRIC mais du BRIMC : Brésil, Russie, Inde, Mexique et Chine.

Il est vrai que le président mexicain et son gouvernement ont l'air très motivés et décidés de changer les difficultés locales. Il a annoncé que son gouvernement avait 5 priorités :

♣   Le renforcement des institutions
♣   La sécurité publique
♣   Améliorer la compétitivité de l'économie
♣   La santé
♣   La protection de l'environnement

Dans certains de ces domaines, le Mexique a encore beaucoup à faire, notamment sur le sujet de la sécurité publique, les cartels des narcotrafiquants sont implantés un peu partout sur le territoire, la lutte est féroce. La corruption est un des autres problèmes importants du pays et mine l'investissement public.

Si l'on analyse au niveau continental, l'Amérique latine a du mal a chasser ses vieux démons bien qu'au niveau démocratique les avancées soient énormes, les problèmes de pauvreté sont structurels. 40% de la population Latino Américaine vit en dessous de seuil de pauvreté. L'insécurité, l'instabilité économique et des nationalisations répétées dans certains pays comme le Venezuela ou la Bolivie font fuir l'investisseur étranger et ses capitaux.

Et si l'on compare les deux zones concurrentes, l'Amérique latine et l'Asie il est clair que là ou les pays latino-américains les plus performants atteignent des croissances de 3 ou 4 %, les pays asiatiques sont eux à 8, 9, 10 voir 11%!
{mospagebreaktitle=Suite - Les deux moteurs de l'Amérique Latine}


Les deux moteurs de l'Amérique Latine sont le Brésil et le Mexique.

Ce dernier a tous les atouts et le potentiel pour être effectivement parmi les premières puissances mondiales dans les prochaines décennies mais il n'en demeure pas moins que selon les spécialistes de sérieuses réformes sont a réaliser dans le domaine de la fiscalité (en cours), la sécurité sociale, des combats contre la pauvreté, les narcotrafiquants.

Rendre l'économie plus fluide et compétitive pour que la croissance de son PIB soit plus forte en 2008 et les années suivantes est à priori une nécessité. En effet celle-ci va être de l'ordre de 2.9% pour 2007 alors qu'elle était de 4.6% en 2006. Lors du sexennat du président Vicente Fox, l'économie mexicaine est passée de la 11ème place mondiale à la 14ème. Pendant ces six années l'économie mexicaine a continué de croître, mais les économies de la Russie, de l'inde ou de la Corée du Sud ont crus beaucoup plus vite. Sans compter la Chine, inaccessible en terme de croissance !

Selon le FMI le taux de croissance réel du Mexique entre 2000 et 2006 fut en moyenne de 2.1% alors que dans la même période en Inde et en Russie les taux de croissance furent de 6.5% et 6.1%, respectivement.

En ce qui concerne le PIB mexicain par habitant bien qu'il ait augmenté, passant de 5935 US dollars en 2000 à 7925 US dollars en 2006, il reste insuffisant pour modifier la 54ème place mondiale dans la rubrique du PIB / habitant.

Ce qui est sûr au sortir des salons de Davos et aux dires des spécialistes et économistes, c'est que parmi tous les pays du « BRIMC », le I et le C sont des certitudes, ils seront les grandes puissances de demain, pour les autres, il va falloir s'appliquer, réaliser les réformes nécessaires et s'armer de beaucoup de bonne volonté.
Olivier Soumah-Mis (www.lepetitjournal.com-Mexique) mardi 27 novembre 2007.

Olivier Soumah-Mis est le directeur de l'édition de Mexico du Petit Journal.com et Spécialiste du management interculturel, Directeur d'OSM INTERNATIONAL : osmconsulting@hotmail.com
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