Édition internationale

COUPE DU MONDE 2010 – Compétition de mascottes

 

Connaissez-vous Zakumi ? Vous souvenez-vous de Footix ? Si la compétition fait rage sur le terrain, elle a également lieu parmi les mascottes. Entre clichés et fautes de goût, le résultat est parfois étonnant

Parce que ces petits personnages sont censés représenter l'esprit du pays d'accueil et du football, chaque Coupe du monde a sa mascotte. Et ce depuis 1966, année où l'Angleterre accueille sur son terrain la compétition officielle. C'est World Cup Willie, un lion, symbole typique du Royaume-Uni, qui donne le ton du premier personnage imaginaire. Un lion qui court, affublé d'un maillot de l'Union Jack avec les mots World Cup. Sobre et simple. Mais dès la prochaine compétition, ça se corse pour les mascottes.

Le plus simple : les animaux

Pour la France, c'est facile. Un animal est déjà le symbole du pays et de ses habitants, fier et arrogant : le coq. Le symbole tricolore sait s'entourer de poules, mais inutile de revenir sur les histoires de m?urs de l'équipe de France. Rappelant les couleurs du drapeau, le bleu, le blanc et le rouge, Footix de son petit nom, tient un ballon dans les pattes. Bien que disgracieuse, la mascotte aura en tout cas porté chance aux Bleus qui ont remporté, cette année-là, leur premier titre mondial.

 

Les Américains à court d'idées, ont certainement tiré au sort un animal en 1974. Alors que l'aigle est leur symbole, c'est tombé sur le chien. Une tenue de football sur les épaules et Striker était né.

Le lion allemand de 2006, Goleo, n'a pas eu le succès escompté. Bien qu'il ait une tête plus sympathique que d'autres, il a dû effrayer bon nombre de bambins.

 

Facile aussi de tomber dans le cliché

Mais dans d'autres pays, qui n'ont pas forcément d'animal fétiche, il a fallu se creuser un peu la tête. Au Mexique, quoi de mieux, en 1970, que de dessiner un petit garçon, Juanito, et de lui faire porter un sombrero. Cliché ? Oui, mais moins navrant que la mascotte de la RFA en 1974, à laquelle il ne manquait que le pantalon à bretelles et le chapeau tyrolien :

deux garçons en tenue de l'Allemagne de l'Ouest, les joues étonnamment rouges, un sourire curieusement édenté, pour un résultat étrangement repoussant. Pour une Allemagne qui tentait inlassablement de regagner en popularité, c'était raté.

 

Pique en 1986, le piment mexicain, vient compléter le tableau. Avec un retour sur la bonne idée du sombrero, la mascotte est finalement pire que celle de 1972.

 

Seul Gauchito (1978), ce petit argentin aux accessoires typiques du gaucho, gardien de troupeaux de la pampa sud-américaine, avec son petit air malicieux, a pu séduire les fanas de football.



Certains font des choix?improbables

En 2002, la Corée du Sud et le Japon ont certainement voulu illustrer du bout de leur pinceau la modernité de ce monde et c'est ainsi que d'effrayantes créatures futuristes, les Sphériks, sont venues représenter la compétition.

Mais pour Ciao, aucune autre explication : en 1990, l'Italie devait avoir l'esprit ailleurs et n'a pas pu rassembler suffisamment d'originalité pour concevoir autre chose que ce que l'on appellera un objet-design avec une tête en ballon de football.

 

Cette année, l'Afrique du Sud a décidé de relever le niveau. Zakumi illustrera donc la compétition 2010.  Le nom de ce léopard aux cheveux verts et hirsutes est l'abréviation internationale pour l'Afrique du Sud, ZA, et 'Kumi', un mot qui signifie 'dix' dans diverses langues africaines.

Peu de mascottes ont marqué les esprits. Certaines, on sait pourquoi, n'ont remporté aucun succès. Mais le léopard sud-africain de cette année rugit déjà de puissance. Pas trop fort quand même, il pourrait effrayer notre Footix.
Lauriane Rialhe (www.lepetitjournal.com) mardi 1er juin 2010

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