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CINÉMA – 5 films italiens des années 2000 à (re)découvrir

Le cinéma italien d'après-guerre a connu une effervescence créatrice exceptionnelle. A la fois art populaire et expression d'une culture raffinée, on ne compte plus les chefs-d'?uvre réalisés durant cette période. Des films comme La Dolce Vita de l'inégalable Fellini, les comédies italiennes ou encore les célèbres westerns spaghetti ont marqué des générations de cinéastes et de spectateurs. Aujourd'hui, Lepetitjournal.com a sélectionné pour vous cinq films de genres différents, qui montrent la richesse du cinéma italien des dix dernières années

I cento passi (Marco Tullio Giodana, 2000)

 

A la fin des années 60 à Cinisi, en Sicile, la mafia domine et contrôle la vie quotidienne. Le jeune Peppino se rebelle contre la loi du silence, de manière originale. A l'aide d'une petite radio, armé de son ironie, il fustige les puissants locaux, dont Zio Tano. Ce film s'inspire de la vie de Giuseppe Impastato, jeune syndicaliste communiste sicilien assassiné par la Cosa Nostra en 1978. D'après les mots du réalisateur, ce n'est pas un film sur la mafia mais sur  "le conflit familial, l'amour et la désillusion ". Ce film contribua fortement à faire connaître l'histoire de Giuseppe Impastato.



La meglio gioventù (Marco Tullio Giodana, 2003)

A travers les différents évènements qui surviennent au sein d'une famille italienne, ce sont les 40 dernières années de l'histoire italienne qui sont ici racontées. Durant l'inondation de Florence en 1966, Nicola tombe amoureux d'une femme et la suit à Turin. C'est Turin des années 70, sur fond de terrorisme, de difficultés ouvrières et de l'immigration venue du Sud. Ceci est le début d'une fresque historique qui continue jusqu'à nos jours, en décrivant l'évolution des traditions, des rapports familiaux et la transformation de la société, parsemée de réflexions piquantes sur la politique du pays.



La ragazza del lago (Andrea Molaioli, 2006)

Le commissaire Sanzio est chargé d'enquêter sur l'assassinat d'une jeune femme dont le corps à été retrouvé au bord d'un lac d'une petite ville du Nord de l'Italie. Sa recherche le conduit à interroger toutes les familles du village, petit et isolé. Le commissaire va ainsi se confronter au(x) potentiel(s) assassin(s) de la jeune femme, porteuse d'un secret tragique. A la fois enquête criminelle et existentielle pour le personnage du commissaire, ce film est inspiré du roman de la Norvégienne Karin Fossum et a été récompensé par dix David di Donatello.



Il Divo (Paolo Sorrentino, 2008)

Paolo Sorrentino retrace une partie de la carrière politique de Giulio Andreotti. Dû à sa grande longévité politique, et sa prétendue influence, il a été surnommé Il Divo, en référence à Jules César. Membre de la Démocratie chrétienne, président du Conseil des ministres à trois reprises et chef de sept gouvernements, Andreotti fut longtemps soupçonné d'association de malfaiteurs avec Cosa Nostra. Sa carrière politique a d'ailleurs été interrompue en 1992 suite à l'opération Mani pulite.


 

Baarìa (Giuseppe Tornatore, 2009)

Tornatore (Cinema Paradiso) aime sa terre, la Sicile, et nous le montre dans cette saga familiale qui s'étend sur trois générations, de 1930 à 1980.  Toute l'action se déroule à Baarìa (Bagheria en langue locale), la ville natale du réalisateur, près de Palerme. Baarìa retrace l'histoire de Cicco, le père éleveur de chèvres à l'âme de poète, et surtout celle de son fils, Peppino. Ayant grandi pendant la guerre, son ressentiment envers le fascisme le poussera à s'engager dans le Parti communiste, pour lequel il deviendra une figure de leader local. Ses enfants, dont Nino, seront alors toujours considérés par certains comme "les enfants du communiste".

 

Karolyn Simon (http://www.lepetitjournal.com/rome.html)  mercredi 6 juillet 2011

Crédits photos: mymovies.it

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