
Le répertoire de la bombe des années 1960 lui va comme un gant. Il faut dire que Marie-France a toujours su se fondre dans les genres et les univers, de son changement d'état civil à sa féminité triomphante, de Duras aux planches de l'Alcazar, de Téchiné aux rockeurs de Bijou ou aux merveilles ciselées par Frédéric Botton pour son précédent album, "Raretés", en 2006.
Ce sont d'ailleurs ses performances scéniques dans la peau de Marylin qui lui ont valu ses plus grands succès.
Coquillages et crustacés
Du répertoire de Bardot, Marie-France garde les incontournables (C'est rigolo, Tu veux ou tu veux) et débusque quelques joyaux méconnus.
Elle aborde surtout le mythe versant coquillages et crustacés, à la manière d'un Bernard L'Hermite. Elle choisit pour cela des titres balnéaires comme Le soleil (que c'est bon quand il vient nous brûler la peau), Une histoire de plage ou l'incontournable Madrague, dans lesquels elle se glisse sans trop les bousculer .
Il y a plusieurs manières d'assumer des reprises. Beaucoup choisissent d'imprimer leur marque pesamment. Marie-France choisit la douceur, un faux mimétisme jamais servile qui lui permet de marcher sur les traces de sa devancière sans entrer en concurrence mais en affirmant sereinement sa personnalité. Ludique, acoustique et malin, le disque a la grâce de son interprète toujours sur le fil, aux limites du too much et pourtant retenue, sucrée malgré l'âge, dosant les minauderies comme hors du temps et jouant d'elle même avec art, peut-être plus fine mouche que l'originale.
Jean Marc Jacob (www.lepetitjournal.com) vendredi 5 février 2010
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http://www.myspace.com/mariefrancedeparis
http://www.deezer.com/fr/#music/marie-france/marie-france-visite-bardot-406969




































