Édition internationale

PORTRAIT - Jean-Boris Roux, Président de la Chambre de Commerce Franco Cambodgienne

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018
En décembre dernier, Jean-Boris Roux a été réélu à la présidence de la Chambre de commerce franco-cambodgienne. Président depuis 2004, cette nouvelle législature est l'occasion de revenir sur son parcours personnel et de suivre l'actualité de la CCFC...

Jean-Boris Roux, élu pour la quatrième fois Président de la CCFC (Crédit: J-B.R.)

Parcours

Diplôme d'école supérieure de commerce en poche, Jean-Boris Roux se rend pour la première fois au Cambodge, en 1994 en tant que coopérant dans le cadre de son service national. Il travaille quelques temps en Thaïlande où il fonde une société de conseils en investissements, destinée en particulier aux entreprises qui souhaiteraient s'implanter au Cambodge. Mais, en 1997, le contexte asiatique l'oblige à revenir en France pour mettre ses compétences au service d'EDF-GDF. En avril 2003, il est de retour pour prendre la direction de RM ASIA.

RM ASIA est implantée au Cambodge depuis 1991. Société de distribution et de négoce international à capitaux franco-américains, elle fournit à l'origine des groupes électrogènes de la société SDMO basée à Brest, et des véhicules. Actuellement, RM ASIA représente de grosses sociétés étrangères telle que FORD et 3M. Elle est également à l'origine de la construction de cinq centrales électriques diesel au Cambodge. Outre la direction générale de cette entreprise, M. Roux a aussi fondé deux autres sociétés, l'une opérant des franchises alimentaires, l'autre dans la location à long terme de véhicules, de groupes électrogènes et d'équipements lourds. "Au Cambodge, il y a de multiples possibilités de création ", tel est le point de vue qui nourrit et guide M. Roux dans ses activités professionnelles et dans son action au Cambodge.

Actualités de la CCFC
RM ASIA était déjà inscrite à la Chambre de Commerce Franco-Cambodgienne lorsque Jean-Boris Roux a pris ses fonctions. Il assiste, parmi une cinquantaine de membres, aux premières réunions et devient président très peu de temps après. Agé aujourd'hui de 36 ans, M. Roux se souvient très bien de son arrivée et, désormais, porte avec conviction les divers projets de la CCFC. Fort de sa quatrième élection, il rappelle que la Chambre de Commerce Franco-Cambodgienne tire ses origines de la Chambre de Commerce de Phnom Penh. Celle qui a créé, en 1907, l'UCCIFE, l'Union des Chambres de Commerce et d'Industrie Françaises à l'Etranger.
Pour ce qui est des actions récentes, depuis la prise de fonction de Jean-Boris Roux, signalons le contexte difficile de l'année 2003 avec, entre autres, la grippe aviaire et le contexte politique incertain. La CCFC crée alors une commission emploi-formation pour réfléchir à des actions à mettre en place sur ces questions au Cambodge. La CCFC, outre son quotidien ponctué par des réunions mensuelles du club d'Affaires, fait alors de l'emploi et de la formation son fer de lance. La création du Département de l'Emploi francophone avec l'AUF (Agence Universitaire Française) et l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), l'organisation du "Forum des Carrières "(cette année au Mondial les 14 et 15 juin 2008), la participation à l'élaboration de l'Annuaire des Universités et des formations supérieures de Phnom Penh sont autant d'actions menées jusqu'alors avec succès et audience.
Jean-Boris Roux indique que sa quatrième élection ne constituait pas un grand enjeu. Selon lui, l'important est de considérer que les projets doivent être menés sur plusieurs années. Les orientations de la CCFC portent sur deux axes prioritaires : renforcer les échanges commerciaux entre la France et le Cambodge et animer le réseau d'entreprises françaises et francophones au Cambodge. "Francophones " car dans les 104 membres figurent par exemple des entreprises anglaises qui ont du personnel francophone. La CCFC reste l'association d'affaires occidentale la plus importante au Cambodge.

Point de vue
Jean-Boris Roux observe beaucoup de changements depuis les trois dernières années. Même si le développement économique à portée durable concerne en priorité Phnom Penh et Siem Reap à l'instar de la campagne, il souligne la bonne santé de l'économie et des entreprises qui affichent un développement à deux chiffres. Les investisseurs étrangers, en particulier asiatiques, se montrent de plus en plus intéressés par le Cambodge. En témoigne l'implantation de grosses sociétés due, notamment, au développement du secteur bancaire. Cependant des obstacles demeurent : le coût de l'électricité reste toujours problématique pour une industrie lourde contrairement aux situations voisines en Thaïlande et au Vietnam;la spéculation immobilière induit une hausse des prix et un déséquilibre entre le coût d'achat d'un immeuble et le loyer "à tirer ";enfin, les transports sont tributaires du coût élevé du carburant. Le signe extérieur du développement est tout de même l'émergence d'une classe moyenne au Cambodge, ce qui laisse entrevoir une hausse de la consommation.
(www.lepetitjournal.com - Cambodge) vendredi 21 mars 2008{mxc}

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Publié le 21 mars 2008, mis à jour le 9 janvier 2018
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