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PORTRAIT - Emiko, à Phnom Penh comme un poisson dans l’eau

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 17/08/2007 à 02:00 | Mis à jour le 13/11/2012 à 11:09

Suivant son intuition, Emiko Stock a réalisé son rêve d'enfance : vivre au Cambodge. Elle a fait le grand saut à 22 ans, en l'an 2000, sans aucun regret

Emiko, à Phnom Penh comme un poisson dans l'eau


Nombre de Français sont tombés amoureux du Cambodge après un premier voyage et ont décidé d'y rester. Emiko Stock, elle, rêvait de s'installer dans le royaume bien avant d'en avoir touché le sol. ?Quand je serai grande, je vivrai au Cambodge !?, répétait-elle. Pourquoi cette passion si précoce et tenace ? Ni elle ni ses parents ne se souviennent du déclic. Pilote d'hélicoptère, démineur ou encore photographe, peu importe le métier, ce sera au Cambodge, était-elle convaincue.
L'année du bac, elle s'initie au khmer avec un bonze de la pagode de Bagneux, près de Paris. Puis ce sera l'Université des Langues Orientales (Inalco), qui lui permettra, en 2000, de rejoindre pour la première fois le pays de son rêve. Elle débarque fraîchement en cours d'ethnologie de la faculté d'archéologie de l'Université Royale des Beaux-Arts de Phnom Penh dans le cadre d'un programme échange universitaire. ?Et si Emiko réalisait que finalement, le Cambodge ne lui convenait pas ?? s'inquiétaient des amis proches en France. Mais la jeune femme dynamique et déterminée n'a à aucun moment éprouvé de regret. ?J'avais le sentiment qu'enfin j'y étais ! C'était comme un aboutissement. Tout s'est bien passé?, raconte-t-elle.
Depuis, Phnom Penh est devenu son chez-soi, où son petit ami l'a rejoint en 2003. Aujourd'hui, à 29 ans, dont sept années passées au Cambodge, Emiko parle et lit couramment le khmer. Son horizon ? Pour le moment, elle l'envisage toujours au pays du sourire.

Plongée dans la recherche sur les Chams
Poussée par sa curiosité, Emiko s'est intéressée aux Chams, l'une des populations minoritaires du royaume, de religion musulmane. ?J'ai grandi à Nanterre, entourée de musulmans. Pour moi c'était normal, je ne m'étais jamais vraiment penchée sur l'Islam. Mais une fois au Cambodge, le fait que des musulmans vivaient ici m'a intrigué?, explique-t-elle. Au détour de voyages dans les provinces, elle decide de passer par des villages chams, et des contacts se nouent. Ce qui n'était autrefois que curiosité est devenu sujet de recherche. Actuellement inscrite à l'Université de Nanterre en deuxième année de thèse d'ethnologie portant sur l'organisation sociale des Chams au Cambodge, Emiko partage son temps entre ses ?terrains?en province et la redaction du mémoire dans la capitale, où elle se sent toujours aussi bien.
Soucieuse de mettre à la disposition d'autres curieux des archives concernant les Chams, Emiko Stocvk vient de créer un blog :  

(www.lepetitjournal.com - Cambodge)


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