Édition internationale

INTERVIEW - Alain Arnaudet, pour un Centre culturel français itinérant

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
Alain Arnaudet a pris la tête du Centre culturel français du Cambodge en septembre 2007. Il présente pour le Petit journal son cinéma itinérant, dont le but est de développer la coopération franco-khmère et de se rapprocher des francophiles

Alain Arnaudet, attaché culturel et directeur du Centre Culturel Français (photo C.A.)

Après le Brésil, pourquoi avoir choisi le Cambodge ?

J'ai souhaité venir dans ce pays, d'une part parce que j'aime la région et d'autre part parce que le projet m'intéressait. Le CCF est un bel établissement, offrant beaucoup de possibilités.

Quelle a été votre première décision ?
Le lancement d'un cinéma itinérant à travers le pays. Ce projet, baptisé "La route du cinéma"démarrera en mars. Il s'agit de projections gratuites et en plein air, de courts métrages, des travaux d'un photographe et d'un film français doublé en khmer, comme par exemple Astérix et Didier. "La route du cinéma", que nous organisons avec le soutien d'ONG, s'arrêtera dans 12 villes, au rythme d'une soirée par mois. Par ailleurs, nous avons amélioré notre offre cinéma, avec une programmation plus actuelle et un horaire plus tardif. L'accès est désormais gratuit sans condition et le samedi après-midi, nous proposons une séance en khmer.

Quel est le rôle du CCF ?
Il est le même que pour toutes les Alliance Française et les CCF implantés dans le reste du monde. Le CCF est un instrument qui favorise l'accession de tous à des ouvrages, des CD ou des DVD en français. Ainsi que l'apprentissage du français pour les Cambodgiens. Sans oublier un important volet consacré à l'action et la coopération culturelle.

Quels sont ses atouts ?
Sans hésiter, son équipe de 150 personnes, répartie sur les trois centres de Phnom Penh, Siem Reap et Battambang. Ainsi que son infrastructure, car le CCF est un bel outil. Rien qu'à Phnom Penh, nous disposons d'une véritable médiathèque, d'un espace multimédia pour l'apprentissage des langues, de 22 salles de cours, d'un cinéma. En revanche, le fait qu'il soit en situation de quasi-monopole sur le plan institutionnel ne l'avantage pas. Même s'il existe d'autres espaces culturels comme le Centre Bophana, New Art Gallery ou Meta House.

Quel est votre objectif majeur pour les 3 centres ?
Je souhaite faire du CCF un acteur pivot de la coopération franco-khmère autour de projets culturels et artistiques. L'idée forte qui me guide est de nous rapprocher de notre public cible : les Cambodgiens francophones ou non et les expatriés francophones ou non, pour qui le CCF est la seule institution au Cambodge. Et aussi de nous ouvrir et d'être plus festif.

Qui vient au CCF ?
Les étudiants avant tout. Nous sommes aussi et pour une grande part de notre activité une école de langues, forte de 50 enseignants français et khmers, qui dispensent des cours de français et de khmer à quelque 6.000 élèves. Si l'anglais est aujourd'hui une langue de travail et de communication, la force du français tient au fait que c'est une langue de culture. Ce qui lui confère une certaine aura à travers le monde. Notre médiathèque est également très fréquentée par les Khmers. Nos centres sont avant tout des lieux de rencontre et de coopération très forts.

Quelles sont les grandes manifestations programmées pour cette année ?
Début février, les Nuits d'Angkor ont été un grand succès autant par la qualité des représentations que par le nombre de spectateurs, environ 4.000. Pour l'année prochaine nous sommes en pleine réflexion sur le développement de cet événement. Très prochainement débutera Cinémékong, un festival de cinéma du 15 au 31 mars, avec notamment des débats et des projections en plein air à Phnom Penh. En avril se déroulera le festival de cirque Tini Tinou à Battambang. Plus tard, le 21 juin nous participerons à la Fête de la musique. Le festival de théâtre est quant à lui en préparation, avec cette année une création. Catherine Marnas viendra mettre en scène des acteurs khmers dans un spectacle tiré de légendes du pays. De même que Lire en fête, un salon du livre avec des lectures et des conférences ou encore un festival de photographies, avec des partenaires, galeries et musées, ainsi qu'une grande soirée de projection en plein air à Phnom Penh, dans un lieu à définir. Et bien sûr de nombreux autres événements, expositions, soirées, projections, conférences etc. à découvrir chaque mois dans nos trois centres.
(www.lepetitjournal.com - Cambodge) vendredi 7 mars 2008{mxc}
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Publié le 7 mars 2008, mis à jour le 13 novembre 2012
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