L’Assemblée nationale du Cambodge a adopté, mardi 12 mai 2026, un projet de loi instaurant un service militaire obligatoire pour les jeunes hommes. Réunis à Phnom Penh, les 114 députés présents, ont approuvé à l’unanimité ce texte destiné à renforcer les capacités des forces armées en matière de défense nationale.


Selon les dispositions du projet de loi, les citoyens cambodgiens âgés de 18 à 25 ans devront effectuer un service militaire d’une durée de deux ans. Pour les femmes, cet engagement restera volontaire.
À l’issue de cette période, les conscrits intégreront la réserve militaire jusqu’à l’âge de 45 ans.
Le texte précise également que cette obligation s’applique aux Cambodgiens disposant d’une double nationalité et résidant dans le pays. Des exemptions sont prévues pour certaines catégories, notamment les moines, les prêtres et les personnes en situation de handicap.
Sanctions en cas de non-respect
Le projet de loi prévoit des sanctions en cas de refus ou de contournement de l’obligation militaire. Les contrevenants s’exposent à des peines allant de six mois à cinq ans d’emprisonnement, assorties d’amendes, selon la gravité des faits et les circonstances.
Un cadre juridique renforcé pour la défense nationale
Lors des débats parlementaires, Hun Manet a défendu l’importance de ce texte, présenté comme un instrument juridique structurant pour le développement des capacités militaires du pays.
« Trouver et maintenir la paix n’est pas quelque chose que nous pouvons demander aux autres ; cela doit venir de nous-mêmes », a-t-il déclaré devant les députés. « Nous devons être forts par nous-mêmes. »
Le chef du gouvernement a rappelé que le Cambodge disposait déjà d’une loi sur le service militaire obligatoire adoptée en 2006, mais que celle-ci ne couvrait pas l’ensemble des enjeux actuels, justifiant ainsi l’élaboration de ce nouveau dispositif.
Prochaines étapes législatives
Avant son entrée en vigueur, le texte doit encore être examiné par le Sénat, une formalité puisque chambre et Sénat sont tenus par le même parti. Il sera ensuite soumis au roi Norodom Sihamoni pour promulgation.
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