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Ankar, le thriller de C.Blanchard prend ses racines au Cambodge.

Par Raphaël FERRY | Publié le 17/10/2020 à 23:00 | Mis à jour le 17/10/2020 à 23:00
S 21 roman

Champey est une femme de quarante ans vivant à Brest. D’origine cambodgienne, elle a été adoptée à l’âge d’un an. Au début du livre, elle a des visions et des cauchemars d’une période qu’elle n’a pas connue.

Très vite, elle pense que ce sont des souvenirs de sa grand-mère durant la guerre du Vietnam. À une époque où les Américains balançaient des tonnes de bombes sur une partie du Cambodge pensant détruire la piste Ho Chi Minh.

Elle décide de se rendre au Cambodge pour retrouver ses origines. Elle réussira. Elle saura qui est sa mère, comment et où elle est née et surtout qui est son père…

Tels sont les débuts de l’intrigue de Ankar le dernier Thriller de Cristian Blanchard. 

 

Christian Blanchard est un romancier qui compte déjà 26 livres à son actif. Né en 1959, il quitte un poste de proviseur de lycée professionnel en 2004 pour ouvrir une maison d’édition. Depuis 2011 il se consacre uniquement à l’écriture.

Puisque son dernier roman, prend place au Cambodge, le Petit journal, lui a posé quelques questions : 

Le Petit Journal : D’où vous êtes venue l’idée de ce livre « ANGKAR » ?

Christian Blanchard : En réalité cette histoire est constituée de trois sujets qui, a priori, non rien à voir les uns avec les autres.

D’abord un article concernant un fait divers sordide qui se déroule en France. Un détenu condamné à la plus lourde peine possible (perpétuité avec trente années incompressibles) commandite, de sa prison, le rapt, le viol puis l’assassinat de sa petite fille de six ans. Heureusement, il n’ira pas au bout de son projet.

En regardant un documentaire, j’ai appris que des personnes sont persuadées d’avoir des rêves, des cauchemars, des visions qui ne sont pas les leurs. Cela leur serait transmis par un aïeul. Une forme de transmission génétique générationnelle. Une belle idée romanesque.

Et surtout, j’ai voyagé trois semaines au Cambodge et j’ai été tout particulièrement marqué par la visite du camp S-21.

Le challenge était de réunir ces trois idées. Est « apparue » alors « Champey », le personnage central de cette histoire qui fait le lien parfait entre ces trois points.

En fait, pendant que Champey recherche ses origines, elle cache en même temps à sa fille Mau les siennes. Il y a une forte similitude entre le père de Champey et celui de Mau. 

 

LPJ : Qu’est ce qui vous a ému au Cambodge ?

C.B. : J’ai vraiment aimé ce pays et les Cambodgiens. Pendant mon voyage vite, je me suis très vite posé la question du devenir du Cambodge face à la mainmise de la Chine. 

J’ai eu le sentiment que les Cambodgiens vivaient au jour le jour sans une réelle perspective d’avenir. Peu à peu, j’ai pris conscience que ce pays n’avait toujours pas tourné la page de la période des Khmers Rouges.

Puis il y a eu cette visite du Camp S-21. J’ai été particulièrement ému par la souffrance des détenus même si la plupart des victimes de ce camp étaient eux mêmes Khmers Rouges. Mais avaient-ils vraiment tous le choix ?

J’ai été révolté par l’aberration du système mis en place qui n’avait, de toute façon, aucun avenir.

Ankar, Thriller Christian Blanchard

Le seul résultat aurait été la disparition totale du peuple cambodgien.

De retour en France, je me suis plongé dans l’histoire des Khmers Rouges, du camp S-21 et de son « directeur » Duch. Je savais que j’utiliserai ce pan d’histoire dans l’un de mes livres.

Lorsque j’ai écrit « ANGKAR » Duch était toujours vivant, j’ai donc donné un autre nom au directeur du camp. Depuis, Duch est mort dans sa prison…

 

 

 

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Raphaël FERRY

Installé au Cambodge en 2010. Je suis tout de suite tombé amoureux du pays et de sa population. Curieux de tout, aimant découvrir l’humain, ses passions, ses motivations, son art de vivre…
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Raphael Ferry

Rédacteur en chef de l'éditon Cambodge.

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