Mercredi 2 décembre 2020

Méta(L)morphose, un voyage temporel au cœur de Phnom Penh

Par Paul Vernois | Publié le 29/01/2020 à 20:00 | Mis à jour le 29/01/2020 à 20:00
Photo : Une oeuvre de l'exposition Méta(L)morphose, par Théo Vallier. Photo fournie
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Méta(L)morphose, la nouvelle exposition de Théo Vallier, sera présentée du 30 janvier au 22 février à l’institut français du Cambodge. 

Arrivé en 2007 à Phnom Penh, Théo Vallier, artiste du mouvement graffiti, a contribué à l’essor de l’art urbain ces dernières années à Phnom Penh. Connu pour ses fresques murales que l’on peut retrouver éparpillées dans la capitale, c’est une autre technique qu’il développe dans sa nouvelle exposition « Phnom Penh, Méta(L)morphose », présentée du 30 janvier au 22 février à l’institut français du Cambodge.

Les oeuvres exposées sont le résultat d’une technique de peinture sur rouille sur laquelle l’artiste travaillait avant même d’arriver au Cambodge. « Je me suis rendu compte qu’en peignant avec des couleurs claires sur du métal qui se recouvrait de rouille, celle-ci prenait le dessus et permettait d’obtenir des teintes de couleur très intéressantes, avec plusieurs couches de peintures et différents degrés d’oxydation ».

C’est tout un travail sur le métal auquel se livre l’artiste en procédant dans un premier temps à une découpe du matériau qui sera le support de l’œuvre. Vient ensuite la première couche de peinture qui sera mise au contact de l’eau afin que le métal s’oxyde et que la peinture blanche se colore quand le support métallique se met à rouiller. Plusieurs couches se superposent, permettant d’obtenir plusieurs teintes de colorations dues à la rouille du métal.

 

theo vallier cambodge rouille
Une oeuvre de l'exposition Méta(L)morphose, par Théo Vallier. Photo fournie

 

« Je trouvais intéressant avec cette technique d’essayer de maîtriser un phénomène naturel pour obtenir un résultat artistiquement probant », explique Théo Vallier. Cette technique particulière offre un résultat assez intéressant, très contrasté, permettant de distinguer plusieurs degrés de luminosité, ce qui est d’autant plus impressionnant que la rouille seule permet d’obtenir de telles couleurs.

Une trentaine d’oeuvre seront présentées à l’occasion de cette exposition axée autour de la ville de Phnom Penh. Scènes urbaines, architecture coloniale... Théo Vallier tente de reconstituer le Phnom Penh de l’époque d’avant-guerre, en recréant un décor qui était celui des années 50 dans celle que l’on surnommait autrefois la perle de l’Asie, tout en y intégrant l’énergie actuelle de la ville.

Le travail sur métal rouillé permet d’accentuer le contraste temporel avec la ville d’aujourd’hui en proposant un jeu de couleur qui n’est pas sans rappeler les photographies utilisant la technique sépia et leur côté rétro, voire nostalgique. Autant d’aspects que l’on retrouve dans les œuvres de Théo Vallier.

Le vernissage aura lieu jeudi 30 janvier prochain à 18h30 et les oeuvres de Théo Vallier seront exposées à l’institut français du Cambodge jusqu’au 22 février. 

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