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BOKATOR - Rencontre France/Cambodge

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 8 février 2018

Le premier tournoi de Bokator opposant Français et Khmers se déroule le samedi 16 juillet 2011 à 15h à Siem Riep au Kraal d'Angkor Village. Celestin Mendes, Benjamin Sébire, Derek Bidaut, Jordan Gomez, Julien Carrara, sont les cinq combattants français qui ont fait le déplacement. Nous les avons rencontrés lors d'une séance d'entrainement.

 

(crédit photo : Affiche Bokator)

Les compétiteurs frappent les sacs. Ils ne s'arrêtent que pour enchaîner pompes et abdominaux. La voix de l'entraineur donne le rythme. Rapide. L'agitation ambiante et la concentration ne laissent pas de place au doute. On est dans une salle de Bokator. Des combats importants se préparent. Samedi 16 Juillet à Siem Reap se déroulera la première compétition de Bokator confrontant des Cambodgiens à des Français

Pour Philippe Sébire, entraîneur de Kun Khmer boxing à Andrésy et organisateur du tournoi, c'est un évènement majeur dans l'histoire des arts martiaux au Cambodge. "Réunir Français et Cambodgiens est un message fort d'évolution", s'enthousiasme-t-il. C'est la première fois qu'un pays étranger est ainsi accueilli. Ils ont choisi un lieu particulier, le Kraal d'Angkor Village en face du Phnom Bakheng à Siem Riep. Éléphants, musiciens, tout a été prévu pour assurer le spectacle. Les amateurs de sports de combats peuvent assister aux matchs à partir de 15h. L'entrée coûte 10 dollars et permet de voir sept affrontements. Deux entre Cambodgiens, et cinq opposant Français et Khmers.

Philippe est persuadé que le Bokator est le père de la Muay Thaï. En compétition, les combats durent trois rounds de trois minutes. Les poings, pieds, coudes et genoux sont autorisés. On peut faire tomber l'adversaire et poursuivre au sol mais sans le frapper. Uniquement des clefs de bras et étranglements. Le Grand Maître Sam Kim Sean, Krama d'Or et fondateur de la Fédération de Bokator parle de son sport avec émotion, "Cet art guerrier était autrefois enseigné pour se défendre contre des ennemis. Aujourd'hui c'est en amis que sont venus les Français". Il prononce "ami" en Français.

Puissance contre technique

Les compétiteurs sont fiers d'être là et motivés. L'entraînement est intensif. Juste un jour de repos avant la compétition pour être en forme. Certains sont au Cambodge pour la première fois. Julien Carrara, combattant d'une école marseillaise, confie "Ça m'a surpris. C'est très pauvre, très chaud et très humide". Les cinq boxeurs français se méfient des Cambodgiens. Leur nonchalance déstabilise. Benjamin Sébire, le fils de Philippe, fait également partie de la compétition. Il a déjà fait 15 combats amateurs. Il parle, lit et écrit le Khmer. C'est lui qui connaît le mieux l'attitude des Cambodgiens. "Ils sont comme des animaux endormis", compare t-il. Aucune insulte dans cette comparaison, l'animal ici est un tigre.

Philippe et le Grand Maître Sam Kim Sean gardent leurs pronostics pour eux mais jaugent les atouts de chacun. Les Français ont plus d'expérience dans la compétition. Au Cambodge il n'y en a qu'une par an. Ils ont également la puissance pour eux. Mais les Cambodgiens connaissent mieux le Bokator, ils sont plus techniques. Les Français pratiquent seulement des sports proches comme le Kun Khmer ou la Boxe thaï. C'est un avantage conséquent pour les Khmers. Célestin Mendes, champion de l'open France de Kun Khmer 2010, le constate, "J'ai juste pris quelques cours. Je connais quelques prises et quelques pas de danse". Derek Bidaut, 23 ans et ceinture noire de Kung Fu participera aussi à la compétition avec Jordan Gomez, 19 ans, champion Provence Alpes Côtes d'Azur.

Fin de l'entrainement les compétiteurs applaudissent et commencent à plaisanter. Deux futurs adversaires se croisent et se reconnaissent. Un regard bref mais appuyé. Les remarques fusent quand le combattant adverse sort de la pièce "c'est mon adversaire, le grand en noir", "tu vas l'arracher", "ça ira pour toi". On discute, on jauge. La compétition sera intense.

Paul Barrieu (www.lepetitjournal.com) jeudi 14 juillet 2011

Des compétiteurs frappent des sacs. Stoppés juste pour enchainer pompes et abdominaux. La voix de l'entraineur donne le rythme. Rapide. L'agitation ambiante et la concentration ne laissent pas place au doute. On est dans une salle d'arts martiaux et des combats importants se préparent. L'après midi du samedi 16 Juillet à Siem Reap se déroulera la première compétition de Bokator réunissant des Cambodgiens et des Français

Pour les Philippe Sebire, entraineur de Kun Khmer boxing à Andrésy et organisateur du tournois, c'est un évènement majeur dans l'histoire des arts martiaux au Cambodge. Surtout pour le Bokator. Réunir Français et Cambodgiens est un message fort d'évolution. C'est la première fois qu'un pays étranger est ainsi accueilli. Ils ont choisi un lieu particulier, le Kraal d'Angkor Village en face du Phnom Bakheng à Siem Riep. Éléphants, musiciens, tout a été prévu pour assurer le spectacle. Les amateurs de sports de combats peuvent assister aux matchs à partir de 15h. L'entrée coûte 10 dollars et permet de voir sept affrontements. Deux entre cambodgiens, et cinq opposants Français et Khmer.

Philippe est persuadé que le Bokator est le père de la Muay Thaï. Il en est très proche. En compétition, les combats durent trois rounds de trois minutes. Les poings, pieds, coudes et genoux sont autorisé debout. On peut faire tomber l'adversaire et poursuivre au sol mais sans le frapper. Uniquement des clefs de bras et étranglement. Le Grand Maître Sam Kim Sean, Krama d'Or et fondateur de la Fédération de Bokator parle de son sport avec émotion « Cet art guerrier était autrefois enseigné pour se défendre contre des ennemies. Aujourd'hui se sont des amis qui viennent ». Il prononce « ami » en Français.

Les compétiteurs sont fier d'être là et motivés. L'entrainement est intensif. Juste un jour de repos avant la compétition pour être en forme. Certains sont au Cambodge pour la première fois. Julien Carrara, combattant d'une école marseillaise, confie « Ça m'a surpris. C'est très pauvre, très chaud et très humide ». Les cinq boxeurs Français se méfient des Cambodgiens. Leur nonchalance déstabilise. Benjamin Sébire, le fils de Philippe, fait également partie de la compétition. Il a déjà fait 15 combats amateurs. Il parle, lit et écrit le khmer. C'est lui qui connait le mieux l'attitude des Cambodgiens. « Ils sont comme des animaux endormis » compare t-il. Aucune insulte dans cette comparaison, l'animal ici est un tigre.

Philippe et le Grand Maître Sam Kim Sean gardent leurs pronostics pour eux mais jaugent les atouts de chacun. Les Français ont plus d'expérience dans la compétition. Au Cambodge il n'y en a qu'une par an. Ils ont également la puissance pour eux. Mais les Cambodgiens connaissent mieux le Bokator, ils ont plus de techniques. Les Français pratiquent seulement des sports proches comme le Kun Khmer ou la Boxe thaï. C'est un avantage conséquent pour les Khmers. Célestin Mendes, champion de l'open France de Kun Khmer 2010, le constate « J'ai juste pris quelques cours. Je connais quelques prises et quelques pas de danse »

Fin de l'entrainement les compétiteurs applaudissent et commencent à plaisanter. Deux futurs adversaires se croisent et se reconnaissent. Un regards bref mais appuyé. Les remarques fusent quand le combattant adverse sort de la pièce « c'est mon adversaire, le grand en noir », « tu vas l'arracher », «  ça ira pour toi ». On discute, on jauge. La compétition promet d'être intense.
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Publié le 14 juillet 2011, mis à jour le 8 février 2018
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