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JONATHAN DERAI - L'EFI, une nouvelle école française à Bucarest

Par Grégory Rateau | Publié le 02/04/2019 à 00:00 | Mis à jour le 04/04/2019 à 10:53
EFI nouvelle école française à Bucarest Jonathan Derai

Au 12 Boulevard Dacia, à seulement quelques pas de l'Institut français de Bucarest, s'ouvrira très prochainement la nouvelle école française de Bucarest, l'EFI Bucarest, qui délivrera un enseignement trilingue (français, anglais, roumain) ainsi que des diplômes d’état français (Brevet et Baccalauréat) et des certifications linguistiques internationales (Cambridge, TOEFL, IELTS). En exclusivité pour notre média et juste avant les journées portes ouvertes, Jonathan Derai, Directeur général du réseau scolaire Odyssey, à l'origine de la création de cette école, a accepté de répondre à nos questions.

 

 

Grégory Rateau: Quel est votre rapport à la Roumanie ?

J’ai un lien très spécial avec la Roumanie car mon épouse est roumaine. Avant même de préparer l’ouverture de l’école, je venais très régulièrement dans ce pays que j’aime tout particulièrement et dont j’ai appris à apprécier les habitants, la culture, les paysages, la gastronomie, etc. Je suis surtout très heureux que mes enfants aient une double culture franco-roumaine qui les enrichit et fait d’eux de vrais citoyens européens.

 

 

Pourquoi ouvrir une école française à Bucarest sachant qu'il en existe déjà une ?

Jonathan Derai: Après Casablanca et Bruxelles, Odyssey a choisi de créer sa troisième École Française Internationale à Bucarest pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que Bucarest est une capitale dynamique, ouverte sur le monde où la demande des familles expatriées comme des familles roumaines pour l’éducation internationale est forte. Elle a d’ailleurs conduit, en près de 20 ans, à la création d’une quinzaine d’écoles internationales, le plus souvent anglophones. Ensuite parce que la vitalité de la francophonie en Roumanie attire un nombre toujours croissant de familles françaises et roumaines vers le seul lycée français existant à Bucarest.

Le campus de l’EFI Bucarest se situe dans le centre-ville, à proximité immédiate de Piata Romana. Mais surtout, l’école offre un projet éducatif unique, fondé sur un enseignement trilingue (français, anglais, roumain) conforme aux programmes officiels de l’Education nationale française et délivré par des enseignants natifs. Comme dans chacune des écoles du réseau Odyssey, le modèle pédagogique de l’EFI Bucarest associe l'excellence académique, l'ouverture internationale et l'épanouissement personnel. Nos élèves bénéficient ainsi des meilleures conditions pour réussir le baccalauréat français puis intégrer les universités de référence en Roumanie, en France ou n’importe où dans le monde.

Ajoutons enfin que l’aboutissement de ce projet a été rendu possible grâce au soutien actif du gouvernement français, des élus et de l’Ambassade de France qui ont permis de poser les bases d’une coordination et d’une future coopération entre les deux écoles françaises. Cette vision s’inscrit d’ailleurs dans la stratégie définie par le président de la République qui fixe l’objectif de doubler les effectifs du réseau d’enseignement français à l’étranger d’ici 2030.  

 

 

Que pouvez-vous nous dire des spécificités, des méthodes éducatives à la française ?

L’éducation française est reconnue mondialement pour son excellence. La formation académique française est une référence non seulement dans les sciences humaines mais aussi en mathématiques et elle permet aux élèves de se constituer une solide culture générale que les universités du monde entier apprécient particulièrement. C’est pour cette raison que le baccalauréat français est un véritable passeport qui peut ouvrir les portes de n’importe quelle université dans le monde.

D’un autre côté, l’éducation française est parfois un peu trop centrée sur l’académique et gagnerait à s’enrichir de certaines forces des modèles scolaires scandinaves ou anglo-saxons qui donnent une place importante à des compétences comme la coopération, la créativité, l’expérimentation ou l’expression orale.

Le modèle pédagogique des écoles du réseau Odyssey vise précisément à allier le meilleur de ces deux mondes et à offrir à nos élèves une éducation d’excellence qui les prépare au mieux aux enjeux du XXIe siècle.

 


Avant les journées portes ouvertes, quel message souhaiteriez-vous faire passer aux parents ou à vos futurs élèves ?

Nous organisons en effet nos premières Journées Portes Ouvertes les 5 et 6 avril. Nous sommes ravis d’accueillir les familles pour leur présenter notre projet pédagogique, notre équipe de direction et répondre à toutes leurs questions.

Mais c’est surtout un moment d’échange pendant lequel nous souhaitons créer un lien de confiance. En effet, une école est un lieu dédié à l’apprentissage mais c’est aussi une communauté éducative dans laquelle les parents jouent un rôle pivot. S’agissant des élèves, notre mission sera simple : leur transmettre le plaisir d’apprendre dans une école qui deviendra la leur.

 


L'enseignement privé coûte cher, avez-vous prévu des bourses pour les jeunes qui ont l'envie d'y étudier mais dont les parents n'ont pas forcément les moyens ?

Quel que soit le type d’enseignement, l’école est toujours un investissement important pour les familles qui ont conscience que c’est par l’éducation que les parents préparent l’avenir de leurs enfants. Les enfants d’aujourd’hui doivent se préparer à un monde global et en pleine mutation et c’est leur formation qui sera la meilleure garantie d’épanouissement et de réussite.

D’un point de vue strictement financier, il faut rappeler que parmi les écoles internationales, les écoles françaises à l’étranger ont su maintenir des frais de scolarité assez raisonnables sans jamais sacrifier la qualité académique. En comparaison, les écoles anglo-saxonnes sont nettement plus chères (parfois plus du double).
En tant qu’école française, l’EFI Bucarest s’inscrira dans cette philosophie tout en offrant à notre communauté éducative un très haut niveau de prestations pédagogiques et matérielles, et ce, sans aucune subvention publique.

S’agissant des bourses, comme toutes les écoles françaises à l’étranger, notre école pourra offrir dans les prochaines années, des bourses de l’Etat français aux élèves de nationalité française sur critères de ressources. Mais nous tenons à aller au-delà et nous travaillons actuellement à la mise en place de bourses d’excellence pour nos élèves.

 


Quels sont, selon vous, les principaux problèmes concernant le domaine de l’éducation en Roumanie et auxquels cette nouvelle école pourrait suppléer ?

Ce n’est pas notre rôle de porter un jugement sur le système scolaire roumain qui a, comme tous les systèmes scolaires, ses forces et ses faiblesses.

La vocation de l’EFI Bucarest est simplement d’offrir le meilleur de l’éducation à la française et une ouverture internationale à des élèves de toutes nationalités. Cela dit, les liens entre la France et la Roumanie en matière d'éducation sont très importants et notre école établira naturellement des relations étroites avec les autorités académiques roumaines. En coordination avec l’Ambassade de France et de de l’Institut Français de Roumanie, nous comptons bien avoir des coopérations avec plusieurs écoles et des institutions culturelles roumaines.

 


Le métier d'enseignant a besoin d'un nouveau souffle en Roumanie, avez-vous une stratégie pour le revaloriser ?

Ça ne vous étonnera pas que je vous dise que le métier d’enseignant est le plus beau au monde. Mais c’est surtout un métier stratégique pour toutes les nations à l’heure de la société de la connaissance. Les enseignants sont les piliers d’une école et, quel que soit le pays, leur métier et leur fonction sociale doivent être valorisés à leur juste mesure.

 

Et comment comptez-vous vous y prendre?

En leur offrant un environnement dynamique, une rémunération adaptée, une reconnaissance sociale et des perspectives de carrière. Cela nécessite, en contrepartie, une sélection rigoureuse, une véritable responsabilisation sur la qualité des enseignements donnés et une formation continue. Autant de « recettes » que nous mettons en œuvre dans les écoles du réseau Odyssey et que nous appliquerons naturellement à l’EFI Bucarest !

 

 

 

Pour les journées portes ouvertes vous trouverez le lien ici

 

grégory rateau

Grégory Rateau

Rédacteur en chef du site lepetitjournal.com/Bucarest, chroniqueur à Radio Roumanie Internationale et écrivain
3 Commentaire (s)Réagir
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francois paparone mar 09/04/2019 - 08:49

Dommade de ne pas connaitre de prix de la scolarité annuelle de ce nouvel établissement.

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DRAGULANESCU NICOLAE mar 02/04/2019 - 10:38

1.Ce batiment, tres bien situe, tout pres de l'Ambassade de France a Bucarest, a longtemps abrite le siege du MUSEE DE LA LITTERATURE ROUMAINE, avant d'etre retrocede a ses proprietaires... 2.Cette nouvelle ecole francaise a l'avantage d'etre situee au centre ville de Bucarest - a la difference de sa ''soeur ainee" Le Lycee Anne BRANCOVAN de Noailles... 3.Puisque les tarifs a payer par les parents roumains dans les autres ecoles privees a capital etrangere de Bucarest varient entre 4000-7000 euro il aurait ete interessant de connaitre les tarifs envisages POUR LES ROUMAINS dans cette ecole.. 4.J'espere que dans la nouvelle ecole il n'y aura plus des quotas d'admission en fonction de la provenance des eleves: I. Les eleves de nationalite francaise, II.Les eleves d'autres nationalites dont les parents travaillent en Roumanie. III. Les eleves de nationalite roumaine (uniquement pour les places restantes disponibles, helas!)...Cette decision honteuse a eu sa contribution n, en 25 ans, a la chute de l'interet des jeunes Roumains pour la langue francaise!!! 5.Cete nouvelle ecole francaise pourra jouer un important role reorientant les Roumains vers la langue francaise - a la condition de ne plus considerer la langue de Voltaire comme etant un unique "enjeux economique de premier ordre" pour les Roumains, c'est-a dire a la charge uniquement du gouvernement roumain... Il sera util dans ce sens de cooperer avec les investissurs francophones en Roumanie afin de developper les connaissances de langue francaise de leurs employes.. A BON ENTENDEUR SALUT!

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ChefAlain mar 02/04/2019 - 07:38

Beaucoup de blabla et par contre, rien sur le coût de ces études ! Dommage !!

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