Une 2ème cargaison chargée de céréales ukrainiennes quitte le port de Constanta

Par Lepetitjournal Bucarest | Publié le 09/05/2022 à 00:00 | Mis à jour le 09/05/2022 à 00:00
Photo : Wikipedia / Acaro
port de Constanta céréales Ukraine

Le navire Lady Dimine, un cargo céréalier de 160 m et d'une capacité de 26 000 tonnes, est le deuxième navire qui s'apprête à quitter le port de Constanta, chargé de céréales en provenance d'Ukraine.

 

Le navire Panamax Unity N transportant plus de 71 000 tonnes de maïs en provenance d'Ukraine a quitté le port de Constanta fin avril, étant le premier transport de ce type depuis le début de la guerre. "Soutenir les exportations de céréales ukrainiennes signifie empêcher une vague colossale de famine mondiale déclenchée par le blocus des ports ukrainiens", avait déclaré à l'époque Viorel Panait, PDG du terminal céréalier Convex qui gère les expéditions, selon Cursdeguvernare.ro.

"Le départ du troisième navire est prévu dans six jours, et nous espérons accélérer le rythme", a ajouté ces derniers jours Panait, cité par Economica.net. "Compte tenu de la situation malheureuse que traversent nos voisins ukrainiens, nous devons les aider du mieux que nous pouvons", a-t-il ajouté.

 

Le port roumain de Constanta, situé sur la côte ouest de la mer Noire, devient l'une des rares portes de sortie pour les produits agricoles ukrainiens. Les enjeux sont importants pour de nombreux pays qui dépendent des livraisons de céréales de l'Ukraine. Avant la guerre, l'Ukraine exportait jusqu'à 4,5 millions de tonnes de produits agricoles par mois, qui représentent 12% des exportations de blé au niveau mondial, 15% des exportations de maïs et 50% de l'huile de tournesol.

 

L'intermédiation de tels flux exerce une pression immense sur la capacité de transport roumaine. Le chargement d'un navire d'une capacité de 70 000 tonnes, comme le premier navire chargé de céréales ukrainiennes, nécessite 49 trains et autant de barges ou plusieurs milliers de camions.

"Une vraie galère", a déclaré le directeur du port de Constanţa, Florin Goidea. "La guerre en Ukraine est un défi mais aussi une opportunité", a-t-il ajouté.

Pressé par la nécessité de moderniser un réseau ferroviaire obsolète, le gouvernement roumain a trouvé une solution : la réhabilitation de 95 lignes ferroviaires datant de l'ère communiste et bloquées depuis des centaines d'années par des wagons rouillés.

"C'est un projet d'une valeur de 200 millions de RON, ce qui est extrêmement important car il débloquera le trafic routier dans le port et permettra l'augmentation des stocks gérés", a souligné Florin Goidea.

 

 

 

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Grégory Rateau

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