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STATS - 1 parent sur 2 pense que frapper un enfant c'est pour son bien

Par Gabriela Pîrloagă | Publié le 12/12/2017 à 00:00 | Mis à jour le 27/12/2017 à 13:30
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En Roumanie, un parent sur deux pense que frapper son enfant c'est pour son bien, comme le montre un rapport de la fondation World Vision Romania Foundation visant à étudier le comportement des parents. Selon le même sondage, seulement un parent sur dix ne frapperait jamais son enfant pour exercer son autorité à des fins disciplinaires.


Le rapport, intitulé « Pourquoi nous frappons nos enfants ? », se concentre sur l’analyse des différentes attitudes des parents envers la violence et identifie sept typologies de parents en Roumanie qui pensent qu’une attitude violente est indispensable pour bien élever son enfant. Cette étude a également examiné les raisons invoquées par les parents pour justifier leur recours à la violence.

 


Les sept typologies de parents justifiant la violence envers leurs enfants :

1) 51% pensent que frapper son enfant est pour son bien ;

2) 1 sur 10 pensent que c'est la faute des enfants ;

3) 8% frapperaient leurs enfants, mais ne voudraient pas que ça se sache ;

4) 8% invoquent des raisons religieuses ;

5) 6% frappent leurs enfants sans raison ;

6) 5% frappent leurs enfants parce que «c'est ainsi que ça se passe» ;

7) 3% se sentent très coupables d'avoir appliqué cette punition à leurs enfants.

 

Suite à cette recherche, la directrice nationale de World Vison Roumanie, Daniela Buzducea, souligne que, même si les Roumains pensent que la violence envers les enfants est le troisième problème social du pays, après l'extrême pauvreté et la qualité de l'éducation, cette analyse montre paradoxalement que plus de la moitié des parents roumains ne considèrent pas une fessée comme une forme de violence. Elle ajoute que plus de 90% d’entre eux pensent qu'il s'agit d'un cas de violence uniquement lorsque les coups provoquent des bleus ou des cicatrices ou bien quand il n’y a pas une raison évidente.

 

Bien que ces derniers temps des progrès ont été réalisés concernant le regard porté par les parents sur ce sujet, le rapport met en évidence le fait que la violence contre les enfants reste encore un phénomène d'ampleur. 76% des parents interrogés déclarent avoir été soumis à un comportement violent durant leur enfance, ce qui suggère une transmission de ce modèle éducatif entre les différentes générations.

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