L’AUR reste largement en tête des intentions de vote en Roumanie, avec près de 40 % des suffrages potentiels, tandis que le PSD profite du recul du PNL et s’installe à la deuxième place, selon le dernier sondage INSCOP.


Si des élections législatives avaient lieu dimanche prochain, 39,7 % des personnes interrogées voteraient pour l’AUR, contre 38,2 % en mai. Le parti conserve ainsi une avance de plus de 20 points sur son premier poursuivant.
Le PSD arrive désormais deuxième avec 18,7 % des intentions de vote, contre 17,8 % en mai. Il devance le PNL, qui chute à 16,3 %, contre 20,3 % quatre mois plus tôt. Les libéraux perdent ainsi la deuxième place qu’ils occupaient après la motion de censure ayant entraîné la chute du gouvernement Bolojan.
L’USR recueille 9 % des intentions de vote, contre 10 % en mai. L’UDMR progresse légèrement, passant de 5 % à 5,5 %. Parmi les formations situées sous le seuil parlementaire, SENS enregistre la hausse la plus marquée, à 4,1 %, contre 2,5 % en mai. SOS România obtient 2,7 %, tandis que le POT atteint également 2,7 %, contre 1,9 % quatre mois auparavant.
Le classement est toutefois différent parmi les électeurs qui se déclarent certains d’aller voter. L’AUR reste en tête avec 40,2 %, mais le PNL reprend la deuxième place avec 17,2 %, devant le PSD à 16,4 %. L’USR recueille 11,4 %. Au total, 56,7 % des personnes interrogées affirment être certaines de participer au scrutin.
Pour Remus Ștefureac, directeur d’INSCOP, la prolongation de la crise politique et ses conséquences économiques, sociales et en matière d’image tendent à affaiblir l’ensemble des partis de l’ancienne coalition gouvernementale, aucun ne dépassant désormais les 20 %.
Selon lui, le PNL avait enregistré un net regain de popularité immédiatement après la motion de censure, mais cet avantage s’est progressivement érodé au cours des quatre mois de gouvernement intérimaire. Le PSD et l’USR semblent pour leur part stabiliser leurs positions, tandis que l’AUR se maintient autour de 40 %.
Le sondage INSCOP a été réalisé du 1er au 7 septembre 2026 auprès de 1 100 personnes, par entretiens téléphoniques assistés par ordinateur (CATI). La marge d’erreur maximale est de 3 points de pourcentage, avec un niveau de confiance de 95 %.







