D'après le sondage CURS de ce mois-ci, si des élections législatives avaient lieu dimanche prochain, le parti AUR recueillerait 32 % des voix et resterait la principale force politique. Le sondage a également analysé le niveau de confiance des Roumains envers les hommes politiques. Le président Nicușor Dan arrive en deuxième position, après Calin Georgescu.


Dans une enquête publiée jeudi par l’agence CURS, le PSD est crédité de 24 % des intentions de vote, contre 20 % pour le PNL, confirmant la proximité persistante entre les deux formations traditionnelles. L’USR atteindrait 10 %, tandis que l’UDMR dépasserait légèrement le seuil des 5 %. Le parti PNRR-Piedone recueillerait 4 % et SOS Roumanie 3 %.
Ce sondage a été mené auprès de 1 664 personnes âgées de plus de 18 ans, sur l’ensemble du territoire. La marge d’erreur est de ±2,4 %, pour un niveau de confiance de 95 %. Les données ont été collectées via des entretiens en face à face, réalisés au domicile des participants entre le 1er et le 14 mai 2026.
Selon CURS, ces résultats traduisent une compétition « relativement stable » entre les principaux partis, même si le parti AUR se positionne en tête.
L’étude s’est également penchée sur le niveau de confiance accordé aux personnalités politiques. Aucune ne dépasse les 35 % de confiance élevée, révélant un climat général de défiance.
Călin Georgescu arrive en tête avec 32 % de confiance, suivi de près par Nicușor Dan (31 %). Le Premier ministre par intérim, Ilie Bolojan, atteint 25 %, tandis que George Simion recueille 23 %. Sorin Grindeanu, Traian Băsescu et Cristian Popescu Piedone se situent autour de 21 %. À l’inverse, Dominic Fritz, Kelemen Hunor et Diana Șoșoacă enregistrent les niveaux de méfiance les plus élevés.
D’après l’institut, ces données dessinent un paysage politique "fragmenté", dans lequel les leaders disposent chacun d’un socle de partisans sans réussir à susciter une confiance large. Cette défiance généralisée souligne les tensions entre les citoyens et la classe politique. Ainsi, si la scène électorale apparaît globalement stable, elle demeure fragile du point de vue de la confiance publique : l’AUR conserve son avance, tandis que le PSD et le PNL continuent de rivaliser pour capter l’électorat.
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