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« Savannah Bay » de Marguerite Duras sera joué à Bucarest

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Écrit par Lepetitjournal Bucarest
Publié le 8 novembre 2019, mis à jour le 8 novembre 2019

Le Théâtre de l’Orme se déplace à Bucarest. Mercredi 20 novembre 2019, à 20H00, le théâtre « Unteatru » sis à Bucarest, au 44, rue Sfintii Apostoli Sector 5, présente la pièce « Savannah Bay » de Marguerite Duras, avec Ada d’Albon et Iris Carpentier, mise-en-scène de Laurent Azimioara. Le spectacle sera joué en français.

 

Article publié sur le site du théâtre de l'Orme posté par une spectatrice :        

Entrer dans le théâtre de l'Orme, c'est quitter un trottoir froid et bétonné pour pénétrer dans un monde voluptueux, soft : un cocon bienheureux si accueillant ! Grâce à un décor d'un autre temps et l'accueil chaleureux de ses hôtes, l'esprit se trouve tout à coup débarrassé de tout ce qui pouvait l'encombrer jusque-là. Et l'on se sent prêt, grâce a cette heureuse transition, à accueillir un peu plus tard le spectacle lui-même, dans une autre jolie salle à la sobriété très étudiée.
             

Madame d'Albon a mis la barre très haut en choisissant de jouer cette pièce de Marguerite Duras "Savannah Bay"; il fallait sans doute la maturité de toute une vie d'artiste... et d'une vie tout court,  pour oser incarner un texte aussi difficile!
             

Peut-on résumer par des mots les états d'âme d'un cerveau aussi virevoltant, qui perd le fil, puis le retrouve, qui tisse mais de manière hachurée, morceau par morceau, les fils d'une histoire passée, dont le souvenir ne se supporte peut-être, parce que, justement, il est hachuré? Mais n'est-ce pas une autre astuce de l'esprit, qui,  par ses allers-retours incessants, veut se ménager des plages de repos et ainsi rendre le souvenir plus supportable, en le morcelant?
             

Performance d'équilibriste, le jeu d'Ada d’Albon (mais Joue-t-elle... où "est-elle"?) transcende le temps, passe de la lumière au noir absolu instantanément, nous entraîne et nous dévoile peu à peu des brides de son histoire - vraie - pas vraie -  passée - présente, de la vie à la mort... mettant tellement de vie dans cette notion de mort!
             

L'immense gamme de ses intonations nous fait tour à tour frémir, exulter, méditer, rire, redouter, pleurer... jusqu'à cette pluie d'applaudissements tellement méritée!
             

Interprétation d'une telle vérité que son écho perdure en moi et je me demande si, pour Ada, jouer cette pièce n'était pas pour elle justement une question de vie ou de mort?
             

Quant à la mise en scène de Monsieur Laurent Azimioara, que je soupçonne d'une exigence millimétrée, je la qualifierais d'une présence dense mais qui sait se rendre invisible...  et pour moi c'est le plus beau des compliments!
             

Enfin, je suis restée admirative devant le naturel, la liberté, et la chaleur, de la partenaire d'Ada dans la pièce (Iris Carpentier). Son effacement lui-même étant comme un écrin : de quoi mettre un peu plus en valeur "SA" Savannah. Mille bravos à elle!

Suzanne JALLIER-SPACCAPIÈTRA

 

 

 

 

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Publié le 8 novembre 2019, mis à jour le 8 novembre 2019

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