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Nicușor Dan relance les consultations pour former un gouvernement

Après l’échec du gouvernement proposé par Adrian Veștea, le président Nicușor Dan a relancé mardi les consultations avec l’ensemble des partis représentés au Parlement afin d’identifier une nouvelle majorité et sortir le pays de l’impasse politique.

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Presidency.ro
Écrit par Lepetitjournal Bucarest
Publié le 23 juin 2026, mis à jour le 24 juin 2026

Le chef de l’État a exhorté les formations politiques à privilégier les compromis plutôt que les blocages, soulignant que la Roumanie avait besoin d’un gouvernement stable et résolument tourné vers l’Occident.

À l’issue de ces discussions, plusieurs pistes restent ouvertes. Selon des informations relayées par Digi24, le nom d’Alexandru Nazare figure parmi les personnalités susceptibles d’être chargées de former le prochain exécutif. Deux grandes formules se dessinent : une coalition associant le PSD ou, à l’inverse, un gouvernement minoritaire réunissant le PNL, l’USR et l’UDMR.

Le président de l’UDMR, Kelemen Hunor, a estimé que la priorité devait être la conclusion d’un accord politique entre les partis avant toute désignation d’un Premier ministre. Selon lui, trois scénarios sont envisageables : un gouvernement minoritaire PNL-USR-UDMR bénéficiant d’un soutien parlementaire du PSD, un cabinet minoritaire dirigé par les sociaux-démocrates avec l’appui des autres partis pro-européens, ou encore la reconstitution de l’ancienne coalition gouvernementale composée du PSD, du PNL et de l’UDMR. Cette dernière option offrirait, à ses yeux, la plus grande stabilité.

L’USR campe toutefois sur ses positions. Son président, Dominic Fritz, a réaffirmé que son parti ne participerait pas à un gouvernement incluant le PSD. Les centristes se disent néanmoins disposés à assumer des responsabilités dans un exécutif minoritaire aux côtés du PNL et de l’UDMR, tout en reconnaissant que la perspective d’élections anticipées reste peu réaliste dans le contexte actuel.

Le chef du PNL, Ilie Bolojan, a pour sa part proposé la conclusion d’un « Pacte pour la Roumanie » réunissant les principales forces politiques autour d’engagements communs : réduction du déficit budgétaire, poursuite des réformes prévues dans le cadre du plan de relance européen et garantie d’une certaine stabilité parlementaire. Selon lui, un tel accord permettrait ensuite de soutenir soit un gouvernement minoritaire dirigé par le PSD, soit une coalition PNL-USR-UDMR.

De son côté, le leader de l’Alianța pentru Unirea Românilor, George Simion, a affirmé que son parti ne pouvait être tenu à l’écart des discussions. Il estime que l’AUR, deuxième force politique du pays, doit être associée à toute solution gouvernementale durable et a plaidé en faveur de la nomination d’un Premier ministre issu de ses rangs.

Enfin, le président du PSD, Sorin Grindeanu, a assuré que son parti était prêt à prendre part au gouvernement, voire à en assumer la direction si cette option permettait de débloquer rapidement la situation. Il a toutefois exclu toute collaboration avec l’AUR, réaffirmant que la priorité devait être la formation rapide d’un exécutif capable de répondre aux défis économiques et aux engagements européens de la Roumanie.

À ce stade, aucun scénario ne fait encore consensus. Les consultations engagées à Cotroceni doivent désormais permettre au président Nicușor Dan de déterminer quelle formule dispose des meilleures chances d’obtenir une majorité parlementaire et de mettre fin à plusieurs semaines de crise politique.

lepetitjournal.com bucarest
Publié le 24 juin 2026, mis à jour le 24 juin 2026
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