Réuni dimanche en congrès extraordinaire au Romexpo de Bucarest, le Parti national libéral (PNL) a entériné une profonde réorganisation interne dans un contexte de fortes tensions politiques. Cette réunion, convoquée après la nomination d'Adrian Veștea au poste de Premier ministre par le président Nicușor Dan sans consultation préalable de la direction libérale, a rassemblé près de 1 800 délégués.


Sans surprise, Ilie Bolojan a été confirmé à la tête du parti. Seul candidat en lice, il a présenté une feuille de route centrée sur la modernisation de la formation tout en revendiquant la continuité de ses valeurs fondatrices.
Les participants ont également approuvé plusieurs modifications statutaires. Parmi les principales mesures figurent la création d'un nouveau Bureau national permanent chargé de la direction du parti, la suppression du Bureau exécutif, une réorganisation du mode d'élection des dirigeants ainsi qu'une simplification de l'architecture interne. Une dérogation a par ailleurs été accordée à deux adhérents récents, Dragoș Pâslaru et Oana Gheorghiu, leur permettant d'accéder à des responsabilités malgré leur faible ancienneté.
Dans son discours, Ilie Bolojan a présenté le congrès comme une réponse à une situation exceptionnelle et a défendu l'action du PNL face aux difficultés économiques traversées par le pays. Il a estimé que les réformes engagées par les libéraux avaient permis d'assainir une situation budgétaire dégradée, tout en reprochant à leurs partenaires sociaux-démocrates d'avoir freiné plusieurs chantiers de transformation.
Le nouveau président du parti a également insisté sur la nécessité de renforcer la discipline interne. Sans annoncer d'exclusions immédiates, il a adressé un avertissement aux responsables accusés de s'opposer à la ligne officielle ou de travailler contre les intérêts de la formation.
Cette volonté de fermeté s'est traduite par l'adoption d'une résolution demandant le départ de plusieurs figures importantes du parti, parmi lesquelles Adrian Veștea, Lucian Bode, Rareș Bogdan, Hubert Thuma et Alina Gorghiu. La direction a été mandatée pour engager des procédures disciplinaires en cas de refus de démission.
Enfin, les délégués ont confirmé la ligne politique défendue par la nouvelle direction : le PNL refuse toute participation à une coalition gouvernementale avec le Parti social-démocrate (PSD). Une résolution en ce sens a été approuvée à une très large majorité, prévoyant que les libéraux rejoindraient l'opposition si les sociaux-démocrates entraient au gouvernement.







