À l’occasion de la Journée internationale des forêts, l’Association Parcul Natural București et le ministère de l’Environnement ont annoncé le lancement de l’étude scientifique permettant la création du Parc naturel de la forêt de Băneasa.


Située au nord de Bucarest, et s’étendant sur 1 221,5 hectares, la forêt de Băneasa s’étend entre le secteur 1 et les communes de Voluntari et Tunari, dans le département d’Ilfov. Elle constitue l’un des derniers vestiges des anciens bois Codrii Vlăsiei, qui couvraient autrefois une grande partie de la Munténie.
La ministre de l’Environnement, Diana Buzoianu, et le directeur de l’Association du Parc Naturel de Bucarest, Dan Bărbulescu, ont officialisé l’achèvement de cette étude lors d’une conférence de presse. Le document a été transmis à l’Académie roumaine, étape déterminante dans la procédure de reconnaissance en tant qu’aire protégée nationale. Le maire du 1er arrondissement, George Tuță, ainsi que le sous-préfet d’Ilfov, Cristian Stamate, ont également exprimé leur soutien. Tous ont souligné la valeur écologique exceptionnelle de ce massif, dernier grand espace forestier compact de la capitale, aujourd’hui menacé faute de protection adaptée.
« Nous devons protéger ce poumon vert si essentiel à la communauté de Bucarest et de sa métropole. La forêt de Băneasa offre un air pur, la tranquillité et un contact direct avec la nature dans une ville de plus en plus dense et soumise à une forte pression environnementale. Le statut de parc naturel implique des règles claires de protection et d'utilisation, la conservation des habitats et une gestion permettant l'accès du public sans nuire à la biodiversité. Le ministère de l'Environnement soutient ce processus jusqu'à la création de l'aire protégée. » a déclaré la ministre de l'Environnement.
La mobilisation citoyenne est déjà significative : plus de 22 000 habitants de Bucarest et d’Ilfov ont signé une pétition en faveur de sa préservation.
Le projet est porté par l’Association Parcul Natural București, déjà à l’origine de la création du parc naturel de Văcărești et de la prairie de Petricani, premières aires naturelles urbaines protégées du pays.
Les mesures envisagées visent à protéger les espèces menacées, restaurer les habitats, limiter la fragmentation écologique et renforcer les connexions entre espaces naturels. Au-delà de ses fonctions environnementales, la forêt joue aussi un rôle social majeur, avec des perspectives de développement pour les loisirs, le sport et la culture.
L’Académie roumaine doit désormais examiner le dossier avant sa transmission au gouvernement pour validation officielle.







