Le Premier ministre Ilie Bolojan a indiqué mercredi que l’exécutif envisageait de relever l’âge de départ à la retraite pour les personnels de la défense, de l’ordre public et de la sécurité nationale. Cette annonce intervient après la décision de la Cour constitutionnelle de Roumanie (CCR), qui a validé la loi relative aux pensions des magistrats.


« Je crois que pour tous les systèmes qui permettent la retraite à 50, 51 ou 52 ans, alors qu'une personne est en pleine possession de ses facultés physiques et intellectuelles, et où la pension est égale au dernier salaire, il faut corriger certaines choses, non seulement du point de vue des inégalités évidentes pour tous les citoyens et qui ont engendré un mécontentement justifié et une baisse de confiance envers l'État et les gouvernements roumains, mais aussi du point de vue de la viabilité de notre système de retraite et de celui d'une économie saine », a déclaré Ilie Bolojan à Digi 24.
Selon le chef du gouvernement, ne pas ajuster l’âge de la retraite pour ces catégories professionnelles exposerait le système à un manque de personnel dans les prochaines années. Il a évoqué le déséquilibre démographique entre les générations plus nombreuses qui quittent actuellement le marché du travail et celles, moins importantes en effectifs, appelées à prendre la relève.
Interrogé sur les professions concernées, Ilie Bolojan a précisé qu’il s’agissait notamment des employés du ministère de l’Intérieur ainsi que des personnels relevant des secteurs de la défense, de l’ordre public et de la sécurité nationale.
Le Premier ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité d’opérer des distinctions selon la nature des fonctions exercées. Certains postes impliquent des contraintes physiques importantes, comme ceux des parachutistes ou des gendarmes en première ligne, tandis que d’autres, notamment administratifs ou de surveillance, permettraient de travailler sans difficulté jusqu’à 65 ans.
Enfin, Ilie Bolojan a estimé que les départs à la retraite entre 48 et 52 ans ne sont plus viables, pas plus que le principe d’une pension équivalente au dernier salaire perçu. Il a toutefois plaidé pour une réforme progressive, assortie d’une période transitoire, afin d’éviter toute perturbation brutale du système.







