

Le 13 Mai aura lieu la première édition du festival «Timisoara Refugee Art Festival» qui sera l'occasion pour le public de Timisoara de rencontrer de jeunes passionnés par l'art, dont certains réfugiés. C'est le cas de Ali, qui a quitté la Syrie et a trouvé refuge en Roumanie il y a deux ans. Dans le cadre du festival, il jouera dans une pièce de théâtre et partagera avec le public sa passion, le rap, pour témoigner à sa façon.
Ali Saeed est arrivé à Timisoara il y a deux ans. Son projet initial était de s'inscrire à la faculté de médecine mais les choses ont tourné autrement.
«Ils m'ont demandé de payer 800 euro par an, et après six mois ils m'ont demandé de payer 2500 euros...».
Il a quand même décidé de rester en Roumanie. Son rêve, devenir rappeur.
«J'ai commencé à écrire de la poésie à l'age de 14 ans, puis j'ai découvert le rap et j'ai compris que c'est un genre musical qui permet de transmettre un message clair et profond. J'avais déjà enregistré quelques pièces en arabe, et arrivé en Roumanie, j'ai voulu chanter en anglais pour permettre au plus grand nombre de gens de comprendre la lutte des réfugiés et permettre aux personnes les plus faibles de se faire entendre.»
Ali montera sur scène le 13 mai, dans le cadre du Festival «Timisoara Refugee Art Festival» organisé à Timisoara au sein de l'ancienne usine de chapeaux Paltim, Ambasada & Basca. Dans le cadre du festival, seront organisés des projections de courts-métrages, mais aussi un salon du livre, un séminaire, une conférence/débat, ainsi qu'un spectacle de théâtre mis en place par un groupe de 30 jeunes de nationalités différentes: roumains, syriens, afghans, russes, irakiens, ...
Le festival se présente comme lieu de promotion des valeurs communes, dans le désir de "découvrir ce que nous avons en commun et ce qui pourrait nous lier et nous définir en tant qu'hommes plutôt que de chercher ce qui nous sépare." Les organisateurs précisent que le festival ne souhaite pas susciter la pitié vis-à-vis des réfugiés, mais leur offrir un environnement où ils peuvent s'exprimer avec dignité.
Ali : «J'ai eu l'occasion d'apprendre beaucoup et de rencontrer de nouvelles personnes, ce qui m'a donné du courage pour persévérer dans ma passion... Je me sens très bien à Timisoara, comme si j'y ai toujours été, si on met de côté le problème de la langue (rires). C'est grâce à la générosité de toutes les personnes que j'ai rencontrées et qui n'ont pas hésité à m'offrir un coup de main.»
Découvrez son histoire en musique:

Propos recueillis par Sarah Taher et Grégory Rateau (www.lepetitjournal.com/Bucarest) - Mardi 9 mai 2017







