Édition internationale

ON BODY AND SOUL – S’aimer jusqu’à la sonnerie du réveil

On-Body_SoulOn-Body_Soul
Écrit par Grégory Rateau
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 28 juin 2017

Cette semaine, Grégory Rateau vous recommande un film hongrois d'une grande originalité, On Body and Soul, de la réalisatrice Ildiko Enyedi. Lauréate de la Caméra d'or à Cannes avec un premier film déjanté, Mon vingtième siècle, elle revient après une absence de près d'une trentaine d'années pour présenter à la Berlinale cette romance onirique, qui a pour cadre, le lieu le moins romantique qui soit, un abattoir.

 

 

 

Comme un conte de fée, le film de Ildiko Enyedi débute par le câlin entre un cerf et une biche sous la neige. Scène, oh combien onirique et symbolique, quand on découvre ensuite la brutalité subie par les animaux dans l'abattoir où travaillent nos deux amants. Dans ce temple de la mort mécanisée et organisée, les êtres doivent se blinder, il n'y a que très peu de place pour l'amour, il leur est donc difficile d'exprimer leurs émotions. La réalisatrice l'a bien compris: comme elle, ses personnages ont donc naturellement choisi la seule porte de sortie possible à l'incommunicabilité des sentiments, le rêve. Tout nous fait basculer dans l'imaginaire, des cadres choisis, au montage, on ne peut qu'être saisi par l'inventivité et la beauté plastique du film, trop rares dans un cinéma contemporain privilégiant souvent le réalisme quasi-documentaire. La force du film tient précisément dans le fait que le réel et le rêve sont traités avec le même sérieux, les mêmes ruptures de ton dans le récit. Même la bande originale est décalée, les clochettes du rêve venant se confronter à la sonnerie du réveil, un rappel à l'ordre vécu comme une vraie fracture pour nos amants mais surtout pour nous, spectateur absorbé dans nos propres songes. On se surprend, nous aussi, à avoir l'envie de ne plus jamais nous réveiller, pour ne vivre que de sentiments élevés.

 

2017 (1h 56min)

De Ildiko Enyedi

Avec Morcsányi Géza, Alexandra Borbély, Zoltán Schneider plus

Genres Drame, Comédie

Nationalité hongrois

 

Cinéma Elvire Popesco:

Dimanche, 02 Juillet 2017 / 13:00

Lundi, 03 Juillet 2017 / 20:00

Mardi, 04 Juillet 2017 / 20:00

Mercredi, 05 Juillet 2017 / 18:30

Mardi, 04 Juillet 2017 / 20:00

Jeudi, 06 Juillet 2017 / 18:00

Samedi, 08 Juillet 2017 / 18:00

Jeudi, 13 Juillet 2017 / 20:45

Dimanche, 16 Juillet 2017 / 20:30 

 

Synopsis :

Un homme et une femme se désirent mais ne communiquent que dans leurs rêves.

 

 

Grégory Rateau (www.lepetitjournal.com/Bucarest) - Jeudi 29 juin 2017

 

Abonnez-vous à notre newsletter gratuite

Suivez-nous sur Facebook

grégory rateau
Publié le 28 juin 2017, mis à jour le 28 juin 2017
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos