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Nuit sans lune : attention danger !

Par lepetitjournal.com Bombay | Publié le 03/06/2019 à 00:00 | Mis à jour le 03/06/2019 à 00:00
Photo : Credit : NASA Goddard Space Flight Center - Wikimedia commons
Nuit sans lune - Amavasya

Le lundi 3 juin est le jour de la nouvelle lune. Il est considéré par les Hindous comme un jour spécial qui peut être de mauvais augure. C’est un des 13 jours de 2019 appelés “Amavasya”. Ce terme est utilisé dans la plupart des langues du sous-continent indien et aussi au Népal. 

 

En Sanskrit, "amā" signifie "ensemble" et “vásya”, "habiter" ou “cohabiter”, mais on peut aussi décomposer le mot de la façon suivante :”na" +"ma"+"asya" signifiant  "na" = "Non, "ma"=lune, “Asya”=“là-bas”, soit il n’y a pas de lune ou la lune n’est pas visible. 

 

Selon la tradition indienne, Amavasya est un jour où les forces occultes peuvent se déchaîner. A part l’Amavasya qui suit Diwali, les autres Amavasya de l’année sont plutôt considérés comme des jours de mauvais augure. Les croyants ne sont pas censés voyager ni travailler, mais doivent se concentrer sur les rites de Amavasya à la maison durant l’après midi. Il n’est pas rare de voir les chantiers interrompus à ces dates pour prévenir les accidents. Au 18ème siècle, les juges ne se rendaient pas au tribunal durant Amavasya. Ce sont les Anglais qui ont introduit le dimanche comme jour chômé fixe en Inde. 

 

Cependant, lorsque Amavasya tombe un lundi, comme c’est le cas en juin 2019, nombreux sont ceux qui croient que s’ils jeûnent ce jour-là, leurs désirs se réaliseront.  

 

La tradition veut que les générations précédentes soient honorées chaque mois, le jour de Amavasya. Une cérémonie est organisée pendant laquelle les vivants offrent de l’eau et des graines de sésame noir aux anciens qui ne sont plus de ce monde, père, grand-père, arrière grand-père et mère, grand-mère, arrière grand-mère. Si une des personnes de la lignée est encore vivante, son nom n’est pas cité. Ensuite, une dernière offrande est faite pour les inconnus qui sont morts et qui n’ont pas de famille pour les honorer. Ce rite est censé favoriser la naissance d’enfants sans handicap, ni physique, ni mental. 

 

Une mère de famille de Mumbai a affirmé au petit journal.com Bombay : “Lorsque c’est Amavasya , il ne faut surtout pas commencer un nouveau projet car il sera voué à l’échec.”

 

 

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