Avec son climat méditerranéen, sa gastronomie réputée et sa forte présence francophone, le Liban attire certains expatriés qui envisagent d’y passer leur retraite. Pour les Français ayant des attaches familiales dans le pays ou souhaitant découvrir une nouvelle culture, le pays du Cèdre peut représenter une destination séduisante. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre sa retraite au Liban ?


Comment prendre sa retraite au Liban ?
Les étrangers souhaitant s’installer durablement au Liban doivent obtenir un permis de résidence délivré par la Sûreté générale libanaise. Ce document permet de rester dans le pays au-delà de la durée autorisée par un simple visa touristique. Pour un projet de retraite, plusieurs justificatifs peuvent être demandés, tels qu’un passeport valide, une adresse sur place et des preuves de ressources financières, voire une assurance santé. De leur côté, les retraités français doivent signaler leur changement de résidence auprès de leur caisse de retraite et transmettre régulièrement un certificat de vie afin de continuer à percevoir leur pension.
Très bonne nouvelle, depuis septembre 2024, pour faciliter l’envoi de ce certificat de vie, une application mobile existe. Avant, chaque année, les retraités expatriés à l’étranger étaient contraints de se rendre dans un commissariat, une mairie, un consulat ou une ambassade pour remplir leur certificat de vie. Aujourd’hui, il suffit de télécharger “Mon certificat de vie”. Une fois rempli, vous pouvez envoyer le document dans le service « Transmettre mon certificat de vie » du site lassuranceretraite.fr ou dans la rubrique “Mes paiements retraite” d’info-retraite.fr. Vous avez trois mois pour le renvoyer complété, sans quoi votre pension sera suspendue. En cas de doute, un numéro d’assistance existe depuis 2021, pour toute question sur la retraite à l’étranger, géré par la Caisse nationale d’assurance vieillesse accessible du lundi au vendredi de 8h à 17h au 09 74 75 76 99.
Les impôts au Liban pour un retraité français
La fiscalité des retraités expatriés dépend principalement de leur résidence fiscale. Lorsqu’une personne s’installe durablement à l’étranger, elle devient en principe résidente fiscale de son pays d’accueil et doit y déclarer l’ensemble de ses revenus, y compris sa pension de retraite. Au Liban, le système fiscal repose sur un barème progressif avec plusieurs tranches d’imposition. Selon différentes sources spécialisées dans l’expatriation, le taux maximal appliqué aux pensions peut atteindre environ 21 %, ce qui peut être inférieur à certains niveaux d’imposition pratiqués en France.
Il est également important de se renseigner sur les règles prévues par la convention fiscale entre la France et le Liban afin d’éviter toute situation de double imposition. Les informations relatives à cette convention sont disponibles sur le site de l’administration fiscale française :
Quel budget moyen mensuel pour vivre sa retraite au Liban ?
Le coût de la vie au Liban varie fortement selon la ville, le type de logement et le mode de vie adopté. Dans la capitale, Beyrouth, les loyers et certaines dépenses peuvent être relativement élevés, tandis que la vie peut s’avérer plus abordable dans certaines villes côtières ou dans les régions situées en dehors de la capitale.
Certaines estimations situent le budget mensuel nécessaire pour une personne seule entre environ 900 et 2 000 dollars, en tenant compte des dépenses courantes comme le logement, l’alimentation, les transports ou les loisirs. Néanmoins, la situation économique du pays a été marquée ces dernières années par une forte inflation et des fluctuations monétaires importantes. Dans ce contexte, il est conseillé de prévoir une marge financière supplémentaire afin de faire face aux variations du coût de la vie.
Où habiter au Liban pour la retraite ?
Plusieurs villes du Liban peuvent offrir un cadre de vie agréable pour les retraités. La capitale Beyrouth constitue souvent le premier choix pour les expatriés grâce à son environnement cosmopolite et à la présence de nombreux services, hôpitaux, restaurants et infrastructures culturelles. Toutefois, le coût de la vie y est généralement plus élevé que dans le reste du pays.
D’autres villes situées le long du littoral peuvent également séduire les retraités en quête d’un cadre de vie plus calme. Byblos est par exemple connue pour son patrimoine historique et son atmosphère paisible, tandis que Batroun attire par son cadre maritime et son ambiance conviviale. Jounieh, située à proximité de la capitale, reste également populaire auprès des expatriés.
Contrairement à certains pays européens, les résidences spécialisées pour retraités étrangers sont encore relativement rares au Liban. Cependant, on en trouve quelques-unes comme le Domaine du rocher ou la Maison Notre Dame. La plupart des seniors vivent donc dans des logements individuels, parfois avec l’aide d’une assistance à domicile lorsque cela devient nécessaire.
Comment prendre soin de sa santé au Liban ?
La question de la santé représente un enjeu majeur pour les retraités expatriés. Au Liban, le système de santé repose en grande partie sur des hôpitaux et des cliniques privées, souvent réputés pour la qualité de leurs services mais dont les coûts peuvent être élevés. Parmi les établissements les plus renommés, on retrouve le Centre Médical de l'AUB, le Saint George Hospital University Medical Center ou encore le Clemenceau Medical Center
Le pays dispose par ailleurs d’un système de protection sociale limité pour les personnes âgées, ce qui signifie que de nombreux expatriés doivent prendre en charge eux-mêmes leurs frais médicaux. Pour se protéger, les retraités français peuvent souscrire une assurance santé internationale ou adhérer à la Caisse des Français de l’étranger afin de bénéficier d’une couverture proche de celle de la sécurité sociale française. Dans certains cas, cette protection peut être complétée par une mutuelle privée adaptée aux besoins spécifiques des expatriés.
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