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Quand le cinéma libanais s’accorde au féminin…

Par Rémi Nassiri | Publié le 04/10/2018 à 18:32 | Mis à jour le 09/10/2018 à 16:56
Photo : prise de la page Facebook de Nadine Labaki
festival film libanais

La dernière édition du festival du film libanais avait pour thème principal la question des femmes. L’occasion de revenir sur la place des femmes dans le 7ème art au Liban.

 

En 1933, le premier studio de production au Liban, « Lumnar Studio », est fondé par une Libanaise d’origine allemande, Herta Gargour. Il a notamment produit le premier film libanais parlant, Sous les ruines de Baalbeck, en 1936.

 

Au travers des conflits et de l’histoire du Liban, les femmes se sont forgées une place à part dans le cinéma, notamment derrière la caméra. En 1974, la réalisatrice Heiny Srour est la première femme arabe à participer au Festival de Cannes pour L'heure de la libération a sonné. Elle témoigne à l’écran d’une expérience sociale, démocratique, laïque et féministe. Dans un pays arabo-musulman, un groupe rebelle paritaire prend part au combat dans l'ex-"zone Libérée" du Dhofar, dans le sultanat d'Oman.

 

Plus de 40 ans plus tard, plusieurs réalisatrices ont écrit en lettres d’or dans le grand livre du cinéma libanais.

Nadine Labaki débute sa carrière en 2007. Son premier film en tant que réalisatrice, Caramel, obtient un immense succès. Il est présenté à Cannes. En 2011, elle réalise Et maintenant on va ou ?, un film engagé dans lequel les femmes oeuvrent pour apaiser les tensions religieuses dans un village libanais. Ce film représente le Liban aux Oscars. 
En mai dernier, elle remporte le prix du jury du festival de Cannes avec Capharnaum qui raconte l'histoire de Zein, 12 ans, qui attaque ses parents en justice pour lui avoir "donné la vie" dans un monde injuste.

 

Dans cette liste, on peut inclure Joanna Hadjithomas dont le film, Autour de la maison rose, a représenté le Liban aux Oscars en 2000, Danielle Arbid, nommée une fois à Cannes, dont la plupart des films ont été censurés au Liban, Jocelyne Saab et son film Beyrouth, jamais plus (1976) sur la guerre civile, et Eliane al-Raheb qui met en face à face dans Nuits blanches, sorti en 2013, un ex-milicien et la mère d'un combattant porté disparu.

 

« La place des femmes dans le cinéma n’est plus à faire », juge la présidente du festival du film libanais, Wafaa Halwani, elle-même jeune actrice et réalisatrice.

 

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Etudiant en sciences politiques, passionné de géométrie diplomatique, je souhaite au Liban maîtriser le prisme orienta
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