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L’Institut de l'Environnement, acteur du développement dans le Koura

Par Anna Monnereau | Publié le 17/10/2018 à 01:22 | Mis à jour le 17/10/2018 à 10:17
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Créé en 2004, l'Institut est une entité autonome au sein de l'Université de Balamand. Financés par l'Union Européenne et par différents donateurs, les projets de l'Institut portent sur des questions environnementales pour assurer la durabilité des ressources naturelles.
 

L'Institut cherche à implémenter ses projets et à sensibiliser la population à travers trois programmes. Le programme « Ressources Marines et Côtières » se concentre sur la compréhension et la gestion des questions côtières. Actuellement, leur projet financé par l’Union Européenne, vise à installer des récifs artificiels pour favoriser la biodiversité maritime et améliorer le potentiel de pêche ainsi que les activités écotouristiques.
 

Le deuxième programme 'Ressources naturelles et terrestres' se concentre sur l’environnement naturel terrestre et la gestion des écosystèmes. Récemment, le programme a implémenté l’outil Firelab qui permet de prévoir le risque de déclenchement d'incendies de forêts, et a engagé une reforestation de 9000 arbres à Menjez au Akkar.
 

Le troisième programme « Economie de l’Environnement et de l’Energie » est dirigé par Sabine Saba, ancienne employée au ministère français de l'environnement et enseignante-chercheuse à Balamand. Leur dernier projet «Sustainable Action for Bioenergy Production in Koura (SABioP)» porte sur l'utilisation de bioénergie à travers la production de briquettes de biomasse, composées de résidus d'élagage d'oliviers et d'arbres forestiers, habituellement brûlés par les agriculteurs. Ces résidus sont transportés vers une usine de transformation inaugurée le 31 mai dernier, pour la production des briquettes. L'usage final est la vente des buchettes de biomasse aux particuliers de Koura. Elles peuvent être utilisées pour les poêles, et cheminées mais peuvent aussi avoir un usage industriel et remplacer le gasoil.
 

Le projet répond à l'appel à projets lancé par l'Union Européenne en 2014. Sabine Saba exprime sa fierté en expliquant que le projet proposé par l'Institut fait partie des 12 projets sélectionnés sur 160 propositions et financés par le programme SUDEP de l’Union Européenne. Sur un budget total du projet de 750,000 euros, environ 600,000 sont financés par l'Union Européenne. Le projet, en partenariat avec l'Union des Municipalités de Koura et le Conseil de Développement de Koura, a débuté en 2015.
 

Cette région présente un potentiel de production de bioénergie. Les forêts couvrent 20 % de la surface totale. Les terres agricoles représentent 43 % avec 7,432 ha, couvertes à 96% d'oliviers. Sabine Saba explique qu'il est impératif de d'exploiter la région, où la population manque de ressources financières. « Le développement financier de la population et du pays doit passer par le développement environnemental des ressources naturelles ».
 

La chercheuse exprime sa surprise quant à la participation intensive des municipalités et la réceptivité des habitants. Alors que les attentes initiales du projet concernant la collecte de résidus se concentraient principalement sur la collecte de résidus d’oliviers qui s’étend principalement de décembre à mars, les municipalités collabore de façon intensive avec l’usine pour la collecte d’autres types de résidus.
 

« Au Liban, on a les bons cerveaux pour la recherche scientifique. Ce qui nous manque, c'est la possibilité de mettre en place ces projets », selon Mme Saba.
 

Si la chercheuse devait choisir le prochain projet de son programme, il porterait sur le traitement des déchets. « L'état est intéressé par l'installation d'incinérateurs et ne semble pas vouloir faire évoluer la situation des déchets. Il faudrait adopter le tri et le recyclage au Liban ».

 

balamand

 

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Anna Monnereau

Je me suis intéressée au Liban par la diversité qui le traverse. J'aimerais partager cela !
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