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Ces petits villages typiques du Liban…

Par Hélène Boyé | Publié le 02/09/2019 à 12:29 | Mis à jour le 07/09/2019 à 23:33
Photo : Instagram @josephaoun_99
 villages liban Douma Deir el Qamar Rachaya el-Wadi

Nichés dans les montagnes du pays du Cèdre, loin de l’urbanisation anarchique du littoral, il existe quelques villages libanais qui ont gardé leur charme d’antan.
 

Il y a une expression au Liban pour décrire ces villages aux toits de tuiles rouges qui parsèment la verdure des contreforts libanais. On parle de ‘taboulé’, en référence au plat national composé principalement de persil et de petits dés de tomates. Le patrimoine architectural de ces villages, constitué de maisons en pierres de taille, font d’eux des incontournables à visiter au Liban.

 

Deir el-Qamar

Au cœur du Chouf druze et de ses montagnes verdoyantes se trouve Deir el-Qamar à seulement 37 kilomètres de Beyrouth et à environ 800 m d’altitude, un incontournable de tous les parcours touristiques au Liban.
On l’appelle le « village des émirs » puisqu’il fut la capitale de la principauté ottomane du Mont-Liban du XVIIème au début du XIXème siècle. De ce glorieux passé, la bourgade a hérité d’un patrimoine architectural remarquable qui lui a valu d’être classé monument historique national depuis 1945.
La place centrale, le Midane, est entouré de plusieurs palais historiques, dont ceux de Fakhreddine II dont il ne reste que les écuries et le premier étage, de Younes Maan, ou d’Ahmed Chéhab. Le sérail de l’émir Youssef Chéhab abrite le siège du conseil municipal. A l’ouest du Midane se trouve la mosquée Fakhreddine au minaret octogonal, la plus ancienne mosquée du Mont-Liban, construite en 1493.  Une grande partie de ces bâtiments furent détruits par les Ottomans et reconstruits par la France à l’initiative de Napoléon III. Ainsi, la fontaine au centre du Midane a été construite à l’époque de l’empereur français, au XIXe siècle.


Coup de cœur :
- Visiter l’Institut français : il est installé dans les anciennes étables du palais de Fakhreddine II transformées par la suite en Khan al-Harir, le souk de la soie et des bijoux. Collé à lui, ne manquez pas l’ancienne synagogue du village, la plus ancienne du Mont-Liban, bâtie elle aussi au XVIIème siècle par l’émir Fakhreddine II.
- Se balader dans le dédale de ruelles du village : situées en contrebas du Midane, les maisons de pierre de tailles blanches et de toit de tuile rouges ainsi que les petites rues qui les desserrent ont été entièrement restaurées après la guerre.

 

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Douma

A 80 km au nord de Beyrouth, le village de Douma se trouve à 1 000 mètres d’altitude sur les hauteurs de Batroun.
Cette enclave grecque-orthodoxe en pleine montagne chrétienne maronite était un carrefour commercial important entre le littoral nord et la plaine de la Bekaa. Douma vit son ’âge d’or’ lorsqu’il devient le chef-lieu de la montagne du caza de Batroun sous l’Empire ottoman au XIXème siècle. Le vieux souk avec sa centaine d’échoppes et les 240 maisons traditionnelles classées patrimoine national témoignent de cette période faste.
Progressivement déserté à partir du milieu de XXème siècle, les descendants des anciens propiétaires ont réinvesti leur village après la guerre civile. A la fin des années 1990, ils ont pris tout un arsenal de mesures de protection du village à travers l’association de sauvegarde du patrimoine naturel et urbain de Douma.
Aujourd’hui, le village de Douma, jumelé avec la ville de Digne-les-Bains en France, est un village touristique animé en été avec ses restaurants, ses petits artisans et ses commerces, et compte fièrement plus de 3000 habitants en période estivale.


Coup de cœur :
- Beit Douma : Façade en pierre, fenêtres aux triples arcades, plafonds voutés…cette maison d’hôte fait partie de la ’chaîne’ du marché fermier Souk El Tayeb.
- Bent El Dayaa Cafe - Resto : Anciennement Doumanian Coffee Shop, cet endroit à la décoration bucolique et foutraque vaut le détour.
- Mathaf Douma al Asari : Ce mini-musée raconte l’ ’âge d’or’ du village.

 

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Rachaya el-Wadi

Nous sommes là aux confins du sud la Bekaa, à 85 km de Beyrouth, à 1300 mètres d’altitude, sur les pentes du Mont Hermon (2814 m), au carrefour du Liban, de la Syrie et d’Israël.
Cette bourgade de plus de 6500 habitants, où cohabitent en paix druzes et chrétiens, surplombe un cours d'eau éphémère, le Wadi el-Taym, qui alimente le fleuve du Jourdain.
La rue principale de 250 mètres de long, pavée de plus de 40 000 pierres taillées à la main, et son souk constitué d’échoppes aux plafonds voûtés sont comme figés dans le temps.
 En haut du village se dresse la citadelle, dont l’origine remonte à l’Antiquité, qui fut au centre d’un épisode fondateur. Le 11 novembre 1943, les autorités du mandat français emprisonnent par les principaux leaders politiques libanais réclamant l’indépendance du Liban. Sous la pression du peuple, le futur président Béchara el-Khoury, le futur Premier ministre Riad el-Solh et d‘autres sont libérés 11 jours plus tard, le 22 novembre, date à laquelle le Liban fête son l’indépendance.


Coup de cœur :
- Faire un vœu sous l'arbre ‘Emm el-Charatit’ : Depuis plus de 500 ans, les habitants de la région ont pris l’habitude d’accrocher aux branches un bout de tissu et de faire un vœu pour les évènements importants de leur vie.
- Faire la procession nocturne du 6 août : Selon les Evangiles, c’est sur le Mont Hermon que Jésus montra sa nature divine à trois de ses apôtres : Pierre, Jacques, et Jean. C’est la Transfiguration que les chrétiens célèbrent le 6 août.

 

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Le coup de cœur de la rédaction :

Mtein

Situé à une trentaine de kilomètres à l’est de Beyrouth, ce petit village sur les hauteurs du Metn compte à peine un millier d’habitants. Son Midane de 5000 m2 au cœur du village, entouré de palais et de demeures typiques de l’architecture traditionnelle libanaise du XVIIe au XIXe siècle entièrement restaurés, vaut à lui seul le détour.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Hélène Boyé, directrice de la publication de LPJ Beyrouth

Hélène Boyé

Co-fondatrice et directrice de publication LPJ Beyrouth. Expatriée depuis plus de 17 ans au Liban, atteinte de « libanolose », mon seul désir, faire connaitre le Liban sous un autre regard.
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