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Baalbeck, la ville soleil

Par Rédaction LPJ Beyrouth | Publié le 16/09/2018 à 20:30 | Mis à jour le 16/09/2018 à 21:15
800px-Baalbeck_Temple wikipedia

Avec ses vestiges et ses ruines archéologiques datant de l’époque romaine, le site de Baalbeck est un incontournable.

Pour découvrir ces restes d’un passé lointain, il faudra vous armer d’un peu de patience. Le site se trouve à un peu plus de deux heures de route de Beyrouth, environ 85 kilomètres. En bus ou en voiture, vous traverserez la plaine de la Bekaa, à l’est du pays.

Après ce périple, vous découvrirez un site antique reconnu mondialement comme une prouesse architecturale ce qui lui vaut d’être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. L’endroit est gigantesque, presque 10 hectares, et vous serez impressionné par la taille des édifices.

A l’origine fondé par les Phéniciens en l’honneur du dieu Baal, puis dédié au dieu du soleil Hélios au temps des Grecs, le site est devenu la plus grande acropole du monde romain par la volonté de l’empereur Auguste. Sa construction ayant commencé en 14 av. J.-C. pour finir à la fin du IIème siècle. Le site illustre la richesse et la puissance de l’empire romain à son âge d’or.

 

Plan Baalbeck

 

Votre balade s’organise autour de trois temples, celui de Jupiter, de Bacchus et de Vénus.

Le Temple de Jupiter dit le Grand Temple représente quasiment les deux tiers du site de Baalbeck. Il est constitué de quatre espaces : l’entrée, la cour hexagonale, la grande cour et le temple lui-même.

- l’entrée (1) : un escalier monumental permet d’accéder aux propylées, l’entrée du sanctuaire, puisque ce dernier est conscrit sur un tel arasé. 12 colonnes de granites précédent ce qui était les trois portes d’entrée. L’escalier comme une partie des colonnes ont était reconstitués par une mission d’archéologues allemands au début du XXème siècle. L’ensemble est précédé d’une enceinte en arc de cercle.

entrée baalbeck

L'entrée - Photo:  Justine Huc-Lhuillery

 

- la cour hexagonale (2) : elle symbolise pour le pèlerin le passage de profane au sacré. C’était une cour à ciel ouvert cerné d’un portique fait de 30 colonnes de granite. A la fin du IVème ou au début du Vème siècle, elle fut transformée en église et recouverte d’une coupole.

- la Grande cour (3, 4, 5, 6, 7) : elle mesure 134 sur 112 mètres. C’est là que se faisaient les cultes et les sacrifices. On retrouve les traces du portique qui l’entoure avec ses exèdres et niches de décoration. Au centre, l’hôtel des sacrifices a été lui aussi restauré. Au IVème siècle une basique chrétienne pris place à cet endroit.

- le Temple (8, 9) : c’est le saint des saints, la Cella. Après les tremblements de terre et les destructions de l’histoire, il ne reste que 6 colonnes de granit sur les 54 à l’origine, devenues la carte postale du site. Hautes de 22 m, c’est presque l’équivalent d’un immeuble de 7 étages. Ce temple était certainement le plus grand (88 mètres sur 48) de tout le monde romain.

En contre bas se trouve le temple de Bacchus (10). Sa magie tient au fait qu’il est particulièrement bien conservé, il est aussi plus vaste que la Parthéon d’Athènes. On peut encore voir la délicatesse des fresques en pierres taillées représentant vignes, épis de blé et figures mythologiques. Il accueillait les sacrifices bovins. Gardé par ses imposantes colonnes, le lieu possède toujours une certaine solennité.

 Baalbek Baccus tempel

Le temple de Bacchus

 

En quittant l’acropole, passez par le musée ; il en vaut le détour. Il retrace l’histoire du site et des fouilles archéologiques.

Le temple de Vénus (13), quant à lui, se situé de l’autre côté du parking de l’entrée. Tout petit comparé au reste du site, sa particularité tient à sa forme de fer à cheval. L’empereur Constantin en fit une église consacrée à Sainte Barbe.

C’est dans ce cadre féérique que le festival international de Baalbeck est lancé en 1956. Et c’est sur les marches du temple de Bacchus que des artistes internationaux tels que Plácido Domingo, Ella Fitzgerald ou Johnny Hallyday se sont produits. Le Festival a été interrompu de 1975 à 1997 à cause de la guerre civile. Cette été, l’artiste français Mathieu Chedid entouré de sa famille d’artistes et d’Ibrahim Maalouf a donné un concert riche en émotions.

Ces évènements contribuent à la vie du lieu, lui attribuant la reconnaissance et la renommée qu’il mérite.

 

Baalbeck

 

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Rédaction LPJ Beyrouth

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