L’Allemagne prendra part dès cette année à un exercice français de dissuasion nucléaire avec des moyens conventionnels. Une avancée symbolique vers une défense européenne plus autonome, qui ne remet toutefois pas en cause le contrôle exclusif de Paris sur son arsenal.


En juillet 2026, l'Allemagne a annoncé sa participation avant la fin de l'année à un exercice militaire dans le domaine de la dissuasion nucléaire.
Une coopération encore limitée
L'Allemagne n'engagera que des moyens conventionnels, à savoir des avions d'escorte, de ravitaillement ou de défense aérienne. Le contrôle de l'arme nucléaire restera donc pleinement français. Ainsi, cette décision n'engendre ni une force nucléaire commune, ni un partage de l'arsenal français.
Néanmoins, elle marque une évolution importante puisque l'Allemagne accepte désormais de s'associer plus directement à la doctrine stratégique française, en restant engagée dans le cadre nucléaire de l'OTAN.
Un geste symbolique et un signal adressé à la Russie et aux États-Unis
Plus globalement, cette coopération intervient dans un contexte de guerre en Ukraine, des menaces russes pesant sur la sécurité européenne et d'incertitudes sur la garantie atlantique des États-Unis. Ainsi, Paris et Berlin cherchent notamment à renforcer la crédibilité de la défense européenne.
À ce stade, le geste reste surtout symbolique. Parler de "dissuasion européenne" serait excessif puisqu'aucune décision commune d'emploi n'existe à ce jour. Toutefois, ce rapprochement indique que la France souhaite élargir le rôle européen de sa force nucléaire et que l'Allemagne, elle, est prête à en discuter plus ouvertement.
Pour recevoir gratuitement notre newsletter du lundi au vendredi, inscrivez-vous !
Pour nous suivre sur Facebook, Twitter et Instagram.


















































