Édition internationale

Guerre en Iran : l’Allemagne soutient ses alliés tout en restant prudente

Deux jours avant sa rencontre avec Donald Trump, le chancelier allemand Friedrich Merz réaffirme son soutien à Israël et aux États-Unis tout en incitant l’Iran à cesser ses attaques durant une conférence de presse qui s’est tenue ce dimanche 1er mars à Berlin.

portrait de Friedrich Merzportrait de Friedrich Merz
© Wikipedia
Écrit par Alicia Faure
Publié le 4 mars 2026

L’Allemagne adopte une position prudente mais alignée sur Washington face à la guerre déclenchée récemment entre les États-Unis et l’Iran. Berlin refuse toute participation offensive, mais réaffirme son soutien politique aux frappes américaines et israéliennes contre les capacités militaires de Téhéran. Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul a déclaré lundi sur Deutschlandfunk que “le gouvernement allemand n’a pas l’intention de participer” à des actions militaires. Toutefois, les soldats allemands déployés en Jordanie et en Irak pourraient riposter en cas d’attaque, dans un cadre strictement défensif. 

Le chancelier conservateur Friedrich Merz multiplie les gestes de solidarité. Dimanche, il a déjà jugé que ce n’était “pas le moment de donner des leçons à nos alliés” concernant la légalité des opérations car ils partagent les mêmes objectifs, dont la fin du régime des mollahs. Avec Emmanuel Macron et Keir Starmer, premier ministre du Royaume-Uni, il a publié un communiqué commun dans lequel ils se disent prêts à des “actions défensives nécessaires et proportionnées” contre les ripostes iraniennes qui menacent la région. Merz voit dans l’Iran une menace majeure pour Israël, l’Europe et l’Allemagne elle-même. 

Ce mardi 3 mars, Merz a été le premier dirigeant étranger reçu à la Maison-Blanche par Donald Trump depuis le début du conflit, il y a quelques jours. Prévue pour aborder des sujets tels que le commerce et l’Ukraine, la rencontre a inévitablement abordé le sujet de l’Iran 

Trump a remercié l’Allemagne pour son soutien et a exprimé sa vision de l’évolution du conflit iranien tandis que Merz a souligné que Washington et Berlin partageaient un objectif commun "pour ce qui est de renverser ce terrible régime à Téhéran". Les inquiétudes concernant l'état de l'économie mondiale ont également été abordées avec la question du prix du pétrole ainsi que du gaz. L’entretien a été teinté d’un ton relativement amical, Trump saluant Merz pour son "très bon travail" et soulignant la solidité du lien bilatéral malgré des divergences passées.

L’UE, quant à elle, alerte contre une escalade violente au Moyen-Orient qui aurait “beaucoup à perdre de toute guerre longue”, selon les mots de Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité.

 

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