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BON À SAVOIR – Les vacances d’été en France et en Allemagne

Écrit par Lepetitjournal Berlin
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 16 juillet 2015

A Berlin, les écoliers sont aujourd'hui en vacances, tandis que leurs voisins français en profitent déjà depuis une douzaine de jours. Le Petit Journal de Berlin s'est penché sur les principales différences qui distinguent les "grandes vacances" de part et d'autre du Rhin.

Avec seulement six petites semaines de vacances estivales, les écoliers allemands semblent largement dépassés par leurs camarades européens. L'Allemagne compte en effet parmi les quatre pays du continent qui ont les vacances d'été les plus courtes (avec les Pays-Bas, le Royaume-Uni et le Liechtenstein).

Les Français, quant à eux, profitent de neuf semaines de congé entre juillet et septembre. Mais leurs "petites vacances" sont plus restreintes que celles outre-Rhin, où les élèves sont libérés pour une semaine en hiver, dix jours à Pâques, une dizaine de jours en juin, encore une semaine en octobre, sans oublier la semaine de Noël. Ainsi, le rythme allemand est plus équilibré tout au long de l'année ; un calendrier qui doit permettre aux enfants d'être en meilleure forme sur le long terme.

 

 

En Allemagne, des "grandes vacances" très disparates
Une autre particularité caractérise les étés allemands : si les six semaines de vacances estivales sont communes aux 10 Länder et doivent s'inscrire entre mi-juin et mi-septembre, leurs dates peuvent varier du tout au tout d'un État à l'autre. Ainsi, les écoliers de Bavière finiront seulement les cours le 1er août, tandis qu'en Rhénanie-Westphalie, l'école reprendra le 12 août, soit dix jours plus tard ! Cette disparité géographique devrait peut-être être envisagée en Hexagone, où les dates de vacances sont nationales concernant les grandes vacances, ce qui plonge chaque année le pays, inévitablement, dans l'enfer des embouteillages de vacanciers.

Bien que les deux nationalités ont la tendance commune de rechercher la proximité de la mer ou d'un lac pour poser leurs valises pendant l'été, près de deux tiers des Français partent en vacances en France tandis que seulement 35% des Allemands voyagent au sein de leur propre pays. Lorsqu'ils s'aventurent hors des frontières nationales, les vacanciers de part et d'autre du Rhin affectionnent particulièrement l'Espagne, l'Italie et la Grèce.

 

 

A chacun ses petites habitudes ! De l'apéro aux corbeilles de plage
Une fois arrivés à destination, encore d'autres différences permettent de reconnaître le touriste allemand du français. Tandis que le Français dépense rarement plus de 890 euros pour ses vacances, les Allemands dépassent allègrement les 900 euros pour profiter de leurs congés estivaux. Côté habitation, les vacanciers allemands préfèrent le confort de la location de maison ; la pratique est moins courante pour leurs voisins français.

Enfin, chacun a ses propres rites et habitudes de vacances auxquels il est parfois dur de renoncer. Prêts à l'exporter partout où ils se rendent, les Français vouent un culte à "l'apéro" : quelques verres souvent alcoolisés, des olives, des rondelles de saucissons ou des petits gâteaux à portée de main? Du latin "aperire" (ouvrir l'appétit), l'apéritif se sert habituellement juste avant de passer à table. Mais il prend un goût particulièrement agréable en été, lorsqu'il rassemble amis et famille à la plage, sur la place du village, en terrasse ou dans l'herbe, pour de chaudes soirées qui s'éternisent.

 

 

Les Allemands, eux, défendent farouchement quiconque critiquerait leurs belles plages nordiques. Bien qu'il fasse parfois froid ou venteux sur les littoraux de la mer du Nord et de la Baltique, le vacancier peut y profiter d'un incroyable objet que l'on ignore en France : le "Strandkorb" (corbeille de plage). Robuste fauteuil en osier de deux places, cette invention du XIXème siècle permet de s'abriter du mauvais temps tout en bénéficiant de la vue sur la mer et de l'air iodé. Il s'avère indispensable même en cas de forte chaleur, puisqu'il protège alors des coups de soleil et permet au plagiste d'adopter la plus paresseuse des positions de repos.

Alors ? A choisir, de quel côté du Rhin préféreriez-vous passer l'été ?

Sarah Diep (www.lepetitjournal.com/berlin) jeudi 16 juillet 2015

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Publié le 15 juillet 2015, mis à jour le 16 juillet 2015
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