Édition internationale

VOYAGE - Couchsurfing, je peux dormir chez vous ?

Écrit par Lepetitjournal Berlin
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Quel voyageur n'a jamais eu envie de quitter son hôtel pour prendre un thé ou passer une nuit chez un autochtone ? Pour les curieux du monde, "couchsurfing"invente une nouvelle manière de voyager

Pas si difficile de dormir chez l'étranger (photo M.B.)

"Je peux dormir chez vous ce soir ?"La question semble un brin indécente au premier abord. Qui aurait envie d'héberger chez soi un parfait inconnu de passage dans le coin ? Et pourtant, sur couchsurfing.com, les candidats se bousculent pour accueillir le monde entier dans leur salon. Miracle de l'Internet, on peut désormais, quand on voyage, mêler les découvertes touristiques à un véritable échange culturel avec les autochtones, et ce de façon totalement gratuite.
Le site couchsurfing.com, inventé en 2004 par Casey Fenton, un Américain lassé de la solitude des hôtels et autres auberges de jeunesse, connaît depuis 2 ans une véritable fortune internationale. L'initiative tire son succès d'une philosophie non commerciale, reposant sur l'échange et le don. Sur le site, chacun peut entrer son profil, les langues qu'il parle, les lieux de ses précédents voyages, et laisser des messages aux autres utilisateurs. Des rencontres sont organisées régulièrement dans les grandes villes et, chaque jour, des milliers de voyageurs en hébergent d'autres, sur le canapé de leur salon.

Berlin, ville pionnière
A Berlin, la communauté couchsurfing est particulièrement active. Avec 3.300 inscrits, la capitale allemande est la quatrième ville du monde en nombre de membres. Mylène, Québecquoise de 23 ans, n'en revient pas : "Je suis arrivée hier soir, nous raconte-t-elle. Une chance, la rencontre avait lieu le même soir, il y avait pas mal de monde, on m'a tout de suite proposé de m'héberger pour la nuit."
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Berlin est une ville idéale pour le Couchsurfing, estime pour sa part Kevin, un Américain installé dans la capitale depuis quelques années. Il y a le côté international de la ville, et puis le fait que tout le monde soit très accessible ici. On est tous plus ou moins arrivés ici de la même façon : par hasard, ou en touriste". Si l'initiative enchante de nombreux routards, il n'est pas toujours évident de maintenir l'esprit d'origine du projet : "Certains sont attirés uniquement par l'aspect économique, regrette Théo, ils veulent loger gratuitement et c'est tout, l'échange culturel passe parfois au second plan".

Un système sécurisé
Et la sécurité dans tout ça ? Comment être sûr que le voyageur perdu qui dort chez vous n'est pas un cambrioleur malin ou pire, une personne très mal intentionnée ? La communauté elle-même fait son propre contrôle social. A chaque passage chez quelqu'un, une note est attribuée au voyageur sur le site. Pour conserver sa réputation, le candidat à l'échange culturel doit être irréprochable. De même, les données contenues sur le site restent confidentielles : la publicité est proscrite sur les pages de couchsurfing.com. Une découverte tentante, qui devrait clouer le bec à ceux qui pensent encore que l'Internet tue les vrais liens sociaux.
Cécile BOUTELET. (www.lepetitjournal.com - Berlin) jeudi 21 février 2008

A savoir :
· www.couchsurfing.com
· Communication : essentiellement en anglais
· + de 300.000 membres
· + de 3.300 inscrits à Berlin, 4e ville mondiale en nombre de couchsurfeurs
· 220 pays représentés
. 1.000 langues recensées

A lire :
RESEAUX- StudiVZ : la face cachée d'une success story (23.01.2008)


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Publié le 21 février 2008, mis à jour le 13 novembre 2012
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