Se mettre à son compte… Sans marques, sans références, juste une décision personnelle, familiale, basée sur une envie d’indépendance, de conquête, ou simplement d’équilibre.


L’entrepreneuriat hier et aujourd’hui
Si l’entrepreneuriat d’hier et d’aujourd’hui reste de l’entrepreneuriat (identifier un besoin, vendre et gérer les sous), aujourd’hui, c’est plus facile : plus besoin d’un vrai capital, d’immeubles, de machines, d’employés avec des salaires à payer sans rémission pour anticiper le produit social. Aujourd’hui, pas besoin d’immeuble ni de bureau, pas de capital, pas de campagne coûteuse de marketing.
Le taux de travailleurs non soumis (ou défendus) par le droit du travail est d’environ 13 % en France et presque 16 % en Espagne. Les Espagnols sont-ils des entrepreneurs ?
L’entrepreneuriat en Espagne
Avec un taux supérieur à la moyenne européenne, l’entrepreneuriat en Espagne est resté stable pendant longtemps. Le travailleur "autonome" est une réalité ibérique.
On peut débattre si le travailleur "autonome" est ou non un entrepreneur. Que ce soit par nécessité ou précarité, de par sa stabilité, l’autonome espagnol a beaucoup à enseigner.
- L’économie espagnole a des secteurs qui utilisent plus naturellement des travailleurs indépendants (tourisme et construction).
- Les entreprises en Espagne sont généralement plus petites.
- La violence des crises économiques, en particulier en 2008, où se mettre à son compte est devenu un axe de survie (la date où nous avons lancé l’Espai Taronja (*)).
Et puis récemment, l’entrepreneuriat a décollé : les start-up, les cursus des écoles de commerce, les travailleurs "nomades", consultants, indépendants délocalisés, interim managers ou senior advisors, et surtout l’entrepreneuriat étranger venu se délocaliser au soleil, ont permis de repositionner le travailleur indépendant. Un changement d’a priori qui valorise de plus en plus l’aventurier à son compte.
Si l’entrepreneuriat est à la mode, il faut savoir que l’Espagne a ses "trucs", ses avantages et ses différences qui assurent plus facilement le succès. Habitués à "buscarse la vida", les Espagnols ont développé 10 commandements qui permettent d’assurer que ça va marcher. Ne parlons ni de business plan, ni du fisc, ni des contraintes administratives. Ça passe après. Rendons à César ce qui est à César.
En Espagne : 10 commandements pour travailler à son compte
1. Partager avec son conjoint
C’est le premier et le dernier client. C’est le moteur du projet. C’est l’associé, avec ou sans actions. Si l’autre n’y croit pas, mieux vaut laisser tomber.
2. Focaliser pour aller plus loin
Plus l’offre est précise et concrète, plus les opportunités s’ouvriront sur des demandes différentes. Si l’offre est généraliste, elle n’apporte rien.
3. Se centrer sur ce qu’on sait faire
Commencer par vendre ce qu’on sait faire. Ce n’est peut-être pas le rêve initial mais ça assure de la légitimité et des revenus. On attendra d’avoir appris pour se réinventer. Le savoir-faire est plus qu’une valeur, c’est un pilier.
4. Soigner ses blessures
Se mettre à son compte n’est pas la bonne solution si ce qu’on cherche, c’est à s’éloigner d’une mauvaise expérience ou à donner une fausse identité à des questions non résolues. Pour se lancer dans un championnat sportif, mieux vaut ne pas être blessé.
5. Les targets ne sont pas des entreprises
Ce sont des personnes. Oublie les grands comptes et pense à des personnes : tes appuis, ton réseau, ton charme qui est unique pour des personnes, pas pour des corporations.
6. Être prévoyant
Une trésorerie de 6 mois. Pour avoir le temps de changer de stratégie ou de projet. Ce dont tu as besoin pour six mois, ça, c’est ton affaire… 😊
7. Trois clients qui ne choisiront que toi
Tu sais que, s’ils ont un besoin, c’est à toi qu’ils recourront. Peut-être avec un rabais. Mais avec toute la confiance.
8. Tu vendras ton expertise et on achètera ta personne
Travailler à son compte, c’est vendre sa personne. Le produit ou le service, c’est l’emballage. Mieux vaut ne pas chercher à lutter contre les gros. Ta valeur ajoutée, c’est toi.
9. La générosité opportuniste
Faire gratuit est dangereux parce qu’épuisant ou même désespérant. Donner, c’est perdre de la valeur. Mais il faut être prêt à donner sans attente de retour. Si on le fait, c’est par confiance, amitié, pour apprendre ou pour valider. Ça permet de gagner ce qui n’est pas monétisable.
10. On ne peut pas être seul
On peut travailler seul mais on ne peut pas être seul. C’est notre environnement qui nous donne de la valeur. C’est notre entourage qui est notre moteur, nos valeurs et notre identité.
Avec ça, ça devrait marcher. Parce qu’il y a des chances qu’on puisse enfin s’amuser, réfléchir avec des clients en profitant du soleil, être attentifs aux bruits de la rue, des terrasses et surtout apprendre et progresser grâce à son talent.
Le travail, c’est la santé.

Conseil en gestion de Carrière.
Vasis Conseil développe depuis plus de 20 ans des modèles innovants axés sur l'accompagnement des évolutions de la vie professionnelle, offrant une alternative aux services d’outplacement traditionnels.
L'équipe de consultants de Vasis Conseil est reconnue pour la rigueur de ses méthodes et la bienveillance de son accompagnement.
marion@vasis-conseil.com
www.vasis-conseil.com
LinkedIn
Agenda hebdomadaire des événements
Sur le même sujet













