La revalorisation des retraites en Espagne pour 2026 est désormais officielle. Après la publication de l’indice définitif des prix à la consommation (IPC), le gouvernement a confirmé une hausse générale de 2,7 %, qui concernera plus de 9,4 millions de pensionnés. Voici l’essentiel, de façon claire et pratique.


Pourquoi les retraites augmentent-elles automatiquement en Espagne ?
Depuis l’entrée en vigueur de la loi 21/2021, les pensions sont indexées sur l’inflation, conformément aux recommandations du Pacto de Toledo. L’objectif est simple : préserver le pouvoir d’achat des retraités face à la hausse des prix.
La revalorisation repose sur la variation moyenne de l’IPC sur les 12 mois allant de décembre 2024 à novembre 2025, calculée par l’Instituto Nacional de Estadística.
Une hausse de +2,7 % en 2026
Cette augmentation s’appliquera dès janvier 2026 à l’ensemble des pensions contributives.
Elle bénéficiera également à 715 000 pensionnés du régime des classes passives de l’État.
À titre de comparaison, la hausse est plus modérée que ces dernières années :
- 2023 : +8,5 %
- 2024 : +3,8 %
- 2025 : +2,8 %
- 2026 : +2,7 %
Résumé chiffré – les montants à retenir pour 2026
- Pension moyenne de retraite : 1.552,31 € par mois
- Pension maximale : 3.359,60 € par mois
- Pensions minimales :
- jusqu’à 17.592 € par an pour un retraité de 65 ans ou plus avec conjoint à charge
- 13.107 € par an pour une personne seule de 65 ans ou plus
- hausses comprises entre +7 % et +11,4 % selon la situation familiale
- jusqu’à 17.592 € par an pour un retraité de 65 ans ou plus avec conjoint à charge
La retraite des Français qui vivent en Espagne
Pensions minimales : des augmentations plus fortes
Les pensions minimales, les pensions non contributives et le revenu minimum vital (IMV) bénéficieront d’une revalorisation supérieure à la moyenne.
Le gouvernement a validé :
- +7 % pour les pensions minimales sans charges familiales
- +11,4 % pour celles avec charges familiales
Selon la ministre de la Sécurité sociale Elma Sáiz, l’objectif est de réduire l’écart avec le seuil de pauvreté, notamment pour les retraités vivant seuls et les veufs ou veuves.
Exemples de montants annuels en 2026
- Retraité de 65 ans ou plus, avec conjoint à charge : 17.592 €
- 65 ans ou plus, foyer unipersonnel : 13.107 €
- 65 ans ou plus, conjoint non à charge : 12.442 €
Les pensions de veuvage, d’incapacité permanente et d’orphelinat sont également revalorisées selon des barèmes spécifiques, avec un effort particulier pour les situations de vulnérabilité.
Ce qui change aussi pour les actifs
La réforme ne concerne pas uniquement les retraités :
- Plafond annuel de cotisation porté à 60.000 €
- Base maximale mensuelle : 5.101,20 €
- Mécanisme d’équité intergénérationnelle (MEI) maintenu à 0,90 %
- Fonds de réserve de la Sécurité sociale attendu au-delà de 14 milliards d’euros fin 2025, son plus haut niveau depuis 2017
Certaines professions exposées à une pénibilité élevée (pompiers, agents forestiers et environnementaux) bénéficieront de dispositifs facilitant un départ anticipé.
Un système sous pression démographique
En arrière-plan, les enjeux restent lourds :
- 189,6 milliards d’euros de dépenses en pensions contributives en 2025
- une hausse de 6,2 % sur un an
- selon les projections européennes, l’Espagne pourrait consacrer 16,8 % de son PIB aux retraites en 2050, un record parmi les pays de l’OCDE
À retenir
- Hausse générale de 2,7 % en 2026
- Effort renforcé sur les pensions minimales
- Indexation sur l’inflation garantie par la loi
- Des ajustements parallèles sur les cotisations et certains métiers
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