LEGISLATIVES 2022–Garbiñe Eraso: "L'autodétermination des peuples, un des axes forts"

Par Lepetitjournal Barcelone | Publié le 23/05/2022 à 21:00 | Mis à jour le 05/06/2022 à 23:13
g eraso

Les élections législatives se tiendront les 5 et 19 juin 2022. C’est dans ce contexte que lepetitjournal.com interroge les candidats sur leur programme. Par souci d’équité, les questions sont les mêmes pour tous. Dans la 5ème circonscription des Français de l’étranger (Espagne, Portugal, Andorre et Monaco), notre série d’interviews se conclut aujourd’hui avec Garbiñe Eraso, candidat EHBAI - Régions et Peuples Solidaires (R&PS).

 

 

Lepetitjournal.com : Pourquoi avez-vous souhaité vous présenter aux prochaines élections législatives ?

Garbiñe Eraso : C'est une opportunité pour présenter notre conception d'une France Fédérale qui respecte les identités de ses peuples, car l'Etat n'est pas un ensemble sans diversité mais bien au contraire une mosaïque de peuples qui doivent pouvoir décider de leur devenir et non pas être soumis à des décisions uniformes d'un pouvoir central. 

 

Quel est votre rapport avec cette circonscription ? 

Comme résidents frontaliers nous connaissons bien les institutions des régions et des états voisins, tout en vivant dans la réalité de la France, nous ne sommes pas hors-sol et connectés avec la majorités des sujets que nous aurons à traiter à l'assemblée qui seront pour la plupart des questions affectant le quotidien des français. 

 

En quoi votre parcours est-il marqué par les préoccupations des Français de l'étranger ?

Moi-même et mon suppléant sommes des citoyens transfrontaliers et les français vivant à l'étranger sont très nombreux à être concernés par les questions de multi-culturalité mais aussi de mobilités. 

 

Comment voyez-vous le mandat de député ?

Un/e élu/e accessible sachant s'entourer de collaborateurs/trices compétents et réactifs.

 

Quels sont, selon vous, les défis qui attendent les Français de votre circonscription ?

Certainement des sujets très basiques afin de réduire au maximum la fracture inévitable provoquée par le fait de ne pas vivre sur le territoire français au niveau administratif mais aussi afin de conserver le lien avec la France d'un point de vue culturel et social.  

 

Comment est organisée votre campagne et qui sont vos soutiens ?

Conformément à nos convictions écologiques nous ne faisons pas de déplacement afin de faire une campagne  avec empreinte CO2 la plus basse possible. Nos rencontres se sont faites majoritairement par visioconférences et par contact avec la presse.   

 

Quels sont les axes de travail qui vous semblent prioritaires de mener à bien, sur les 4 pays de votre circonscription, si vous êtes élu ?

Avoir un contact constant avec les français de la circonscription afin d'appréhender au mieux les problèmes éventuels. Améliorer les services consulaires, faciliter la poursuite des études en Français pour les enfants d'expatriés, faciliter l'accès au médias français.

 

Comment jugez-vous le mandat du député sortant ?

Difficile de porter un jugement, ce sont les électeurs qui par leur bulletin émettront un jugement. Ce qui nous étonne c'est la désinvolture  et l'arrogance de son compétiteur dans la même case de l'échiquier politique Manuel Valls prêt à n'importe quelle incohérence pour avoir un siège, il argue de son expérience, son expérience c'est l'opportunisme et la trahison. Il est opposé à l'autodétermination des peuples, un des axes forts de notre action politique.

 

 

Propos reccueillis par Armelle Pape Van Dyck.

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