SOEURS BÉLANGER– Un an après, le mystère de leur mort est toujours inexpliqué

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 17/06/2013 à 22:00 | Mis à jour le 28/11/2019 à 04:56
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Le 15 juin 2012, les deux s?urs Bélanger étaient retrouvées mortes dans leur chambre d'hôtel sur l'île de Koh Phi Phi. Un an plus tard, les circonstances de leur décès restent nébuleuses.

Qu'est-il arrivé à Noémi Bélanger, 26 ans, et sa s?ur Audrey 20 ans, trouvées sans vie le 15 juin 2012 dans leur chambre d'un hôtel sur l'île de Koh Phi Phi ? Les deux Canadiennes, en vacances en Thaïlande, avaient été découvertes par le personnel de l'établissement. Les victimes avaient les ongles et les bouches bleuis, et elles présentaient sur le corps d'importantes lésions cutanées. Du vomi avait été retrouvé à côté d'elles. Les enquêteurs thaïlandais ont précisé qu'aucun signe de violence n'avait été constaté dans la chambre.

La thèse de l'empoisonnement a été très vite avancée par les autorités thaïlandaises. La police de Krabi a annoncé en août 2012 que le DEET, un insecticide dont des traces en forte dose avaient été retrouvées dans le sang des victimes, était responsable de leur mort. Pour étayer leurs conclusions, les policiers locaux se basaient sur un rapport d'autopsie rédigé par des experts médico-légaux de Bangkok. Cet anti-moustique aurait été versé en trop grande quantité dans un breuvage euphorisant, très prisé par les noceurs de l'île.

Cette thèse a été contredite en octobre 2012 par Renée Roussel, la coroner québécoise chargée de l'enquête. Un médecin du centre anti-poison du Québec a désavoué ses homologues asiatiques, après avoir lu le rapport d'autopsie thaïlandais. Il a en effet déclaré que les analyses ne montraient absolument pas une intoxication au DEET. Le praticien canadien n'a pas pour autant donné la cause des décès.

Des journalistes de Radio-Canada ont mené l'enquête en Thaïlande, et ont privilégié la piste de pesticides. Ceux-ci auraient pu être utilisés à trop forte dose par le personnel de l'hôtel pour éradiquer les punaises de lit. Les envoyés spéciaux de la station de radio avaient effectué des prélèvements dans la chambre des victimes. Ils souhaitaient les faire analyser au Québec. Mais la coroner a fait saisir les échantillons avant qu'ils aient pu être expertisés. Depuis ces derniers événements, un silence total règne sur cette affaire. 

Quoi qu'il en soit, un an après le décès des deux jeunes femmes, leurs parents ont déclaré dans une interview accordée au Journal de Montréal le 15 juin, attendre toujours les résultats de l'autopsie pratiquée à Montréal pour connaître la vérité. 

LB mardi 18 juin 2013

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