Une série d’attentats secoue l’extrême sud de la Thaïlande

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 18/08/2022 à 00:00 | Mis à jour le 18/08/2022 à 04:14
Photo : REUTERS/Surapan Boonthanom - Plusieurs magasins 7-Eleven ont été visés par les attentats qui ont eu lieu le 17 août 2022 dans le sud de la Thaïlande
Attentats-Sud-Thailande

Plusieurs explosions et incendies ont eu lieu à au moins 17 endroits dans le sud de la Thaïlande mercredi, blessant au moins sept personnes, ont indiqué les autorités thaïlandaises, dans ce qui semble être des attaques coordonnées.

Cette nouvelle série d’attentats à la bombe et d’incendies criminels s’est produite après minuit et visé des épiceries appartenant a de gros groupes thaïlandais et une station-service dans trois provinces du sud, faisant au moins sept blessés légers, selon des déclarations de la police et de l'armée.

Jusqu'ici, personne n'a revendiqué les attentats.

Les provinces du sud de la Thaïlande, le long de la frontière avec la Malaisie, connaissent depuis plusieurs décennies une insurrection indépendantiste qui s’est intensifiée il y a un peu moins de vingt ans. Les groupes séparatistes qui combattent les autorités thaïlandaises reclament l'indépendance des provinces à prédominance musulmane de Pattani, Yala, Narathiwat et certaines parties de Songkhla, qui constituaient autrefois un sultanat annexé en 1909 par le Royaume du Siam.

Un site ravage par un attentat dans l'extreme sud de la Thailande
Un magasin dévasté par une explosion dans la province de Yala, dans le sud de la Thaïlande, le 17 août 2022. Photo REUTERS/Surapan Boonthanom

Plus de 7.300 personnes ont été tuées dans le conflit depuis 2004, selon le groupe Deep South Watch, qui observe les violences.

Des pourparlers de paix ont débuté en 2013 mais ont été régulièrement perturbés par des événements divers.

Les attaques de mercredi interviennent alors que le gouvernement thaïlandais a repris au début de cette année les discussions avec le principal groupe d'insurgés, le Barisan Revolusi Nasional, après une interruption de deux ans en raison de la pandémie de SARS-CoV-2.

L'Organisation unie de libération de Patani (PULO), qui a été écartée de la dernière série de pourparlers, avait mené des attentats à la bombe durant le Ramadan, affirmant que le dialogue n'était pas inclusif. Le gouvernement s'est dit prêt à discuter avec tous les groupes.

Le chef du PULO, Kasturi Makhota, a toutefois déclaré à Reuters que les attaques de mercredi n'avaient "rien à voir avec PULO".

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