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Règlements de comptes à gogo après le fiasco du nouveau stade

Par Eric DESEUT | Publié le 09/11/2012 à 00:00 | Mis à jour le 28/09/2018 à 06:39

Après le camouflet infligé par la Fédération internationale de football association (FIFA) le gouverneur de Bangkok se rebiffe. Mercredi la FIFA sifflait la fin de la course contre la montre engagée par les autorités de Bangkok pour achever à temps le nouveau stade de Bangkok édifié spécialement pour la Coupe du monde de futsal dont les épreuves ont déjà commencé dans le royaume.

L'ouvrage ne répondant pas aux normes de sécurité, il ne pourra pas accueillir les phases finales qui restent à disputer. "Nous étudions les moyens de poursuivre la FIFA en justice pour le tort qu'elle cause à l'Administration métropolitaine de Bangkok (BMA)", a indiqué Sukhumbhand Paribatra au Bangkok Post. En écartant l'hypothèse de sa démission, le gouverneur explique les retards du chantier en invoquant les catastrophiques inondations de 2011 ainsi qu'une inertie dans le déblocage des budgets. Pendant ce temps le porte-parole du parti majoritaire Puea Thai envisage de saisir la Commission nationale anti-corruption ainsi que l'agence contre le blanchiment de fonds pour examiner tant le budget que les contrats liés à la construction. Et alors que l'orgueil national est en jeu, le parlement n'a pas tardé à entrer dans la danse. Un député Puea Thai a dégainé en visant le ministre des Sports et du Tourisme, Chumpon Silpa-archa. Chef d'un parti minoritaire au sein de la coalition gouvernementale, celui-ci a expliqué la décision de confier la réalisation du stade à l'administration locale de Bangkok. Selon lui, la répartition des tâches repose sur une décision du précédent gouvernement conduit par Abhisit Vejjajiva désormais retranché dans l'opposition. Chumpon Silpa-archa détient le portefeuille des Sports et du Tourisme sans discontinuité depuis 2008 malgré le changement de majorité intervenu après que le parti Puea Thai et Yingluck Shinawatra ont remporté les élections législatives en 2011.

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