Nouvel imbroglio entre la Thaïlande et l’Arabie saoudite

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 14/09/2013 à 22:00 | Mis à jour le 24/01/2022 à 05:04

Après l'affaire du Diamant bleu qui empoisonne les relations entre les deux royaumes depuis la fin des années 1980, un nouveau litige se fait jour autour de la vente d'un Airbus 340 de Thaï Airways à une compagnie anglaise dont l'un des dirigeants est une altesse royale saoudienne.

“Je t'aime, moi non plus.” Depuis 1989, et la ténébreuse affaire dite du diamant bleu impliquant notamment le vol commis par un employé de maison thaïlandais d'un bijou à la valeur inestimable à Ryad, la disparition d'un proche de la famille royale saoudienne et l'assassinat de trois diplomates saoudiens à Bangkok, les relations entre les deux pays sont très tendues. Une nouvelle affaire vient d'éclater et elle pourrait envenimer une situation déjà difficile. Thaï Airways est en litige avec AvCon, un cabinet d'expertise anglais dans le domaine aérien, au sujet de la vente d'Airbus 340-500.

Au départ, la compagnie nationale thaïlandaise, vendeuse dans ce dossier, avait reçu une offre de la part de AvCon pour acheter quatre avions de sa flotte, l'un pour 23,5 millions de dollars, les trois autres pour 20 millions de dollars. La Thaï a souhaité que la transaction ne porte que sur un seul Airbus, celui en vente à 23,5 millions de dollars.

AvCon a transféré 2,5 millions de dollars en guise d'acompte. L'appareil qui devait être livré fin août, ne l'a toujours pas été. Et pour cause, le conseil d'administration de la Thaï Airways s'oppose aujourd'hui à cette vente. Il estime que le prix du marché n'est pas respecté, et voudrait récupérer 66 millions de dollars. Un prix contesté par AvCon, qui explique de son côté que l'avion en question n'a plus de licence de vol et n'a bénéficié que d'une faible maintenance.

L'affaire prend tout son sel, lorsqu'on apprend que l'un des dirigeants d'AvCon est, selon le Bangkok Post, une altesse royale de haut rang, le prince Faisal Al Saoud. Côté thaïlandais, on indique que le nom du prince a été révélé dans le but de garder le prix de la vente à un bas niveau. Côté anglais, AvCon explique qu'annuler la transaction par simple mail, comme l'a fait la Thaï, ne sont pas des pratiques acceptables dans des affaires de cet acabit. Ambiance…

LB lundi 16 septembre 2013

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