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L'affaire du diamant bleu rebondit en Thaïlande

Par Eric DESEUT | Publié le 02/11/2012 à 00:00 | Mis à jour le 09/04/2019 à 11:54

Une commission d'enquête récemment formée par Yingluck Shinawatra cherche les moyens légaux d'interroger un fugitif impliqué dans la disparition à Bangkok d'un homme d'affaires saoudien.

Mohammad al-Ruwaili aurait connu le même sort que trois diplomates saoudiens abattus au cours de ce même mois de février 1990. Ce proche de la famille royale saoudienne s'efforçait alors d'élucider le fameux mystère du diamant bleu. Il ne devait jamais réapparaître après avoir été interrogé par des policiers thaïlandais enquêtant eux aussi sur l'affaire. D'après le Bangkok Post c'est l'un de ceux-ci, le lieutenant-colonel Suwichai Kaewphaluek, qui vient d'être repéré dans un pays voisin et pourrait apporter des éléments nouveaux. Ce dossier empoisonne depuis plus de 20 ans les relations diplomatiques entre les deux pays dont les représentants officiels ne se sont rapprochés qu'en septembre dernier en marge d'une assemblée générale des Nations Unies. L'histoire commence en 1989 quand un serviteur thaïlandais se glisse dans la chambre d'une princesse saoudienne, dérobe des poignées de bijoux -dont un diamant bleu d'une valeur inestimable- et expédie le tout en Thaïlande par DHL. De retour dans son Lanna natal, il attirera vite l'attention du bijoutier Santhi Sithanakan en essayant d'écouler les bijoux. Une équipe de policiers repèrent Santhi et leur chef, le lieutenant général Chalor aujourd'hui condamné à perpétuité pour l'enlèvement du bijoutier et de sa famille, ira en personne restituer les pierres au prince Faisal bin Fahd. Elles se révèlent vite n'être que de vulgaires copies tandis que le diamant bleu est toujours manquant. Les Saoudiens se méfient alors de la police thaïlandaise et dépêchent leurs propres émissaires pour retrouver les pierres. L'élimination de ceux-ci en 1990 dans la Cité des anges entraîne une enquête menée par un chargé d'affaires saoudien. Mohammed Said Khoja conclura qu'ils ont été réduits au silence, car ils avaient retrouvé la trace des fabuleux bijoux.

E.D. (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) vendredi 2 novembre 2012
 

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