TEST: 2238

Hervé Heyraud, président de LepetitJournal.com, quitte Bangkok

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 30/06/2011 à 00:00 | Mis à jour le 01/09/2020 à 06:49
Photo : Hervé Heyraud a lancé LePetitJournal.com, le journal des Français et des Francophones à l'étranger, le 10 janvier 2001 à Mexico (photo Yann Fernandez)
Herve Heyraud quitte bangkok

Après treize années d'expatriation, dont six passées à Bangkok, le fondateur de Lepetitjournal.com Hervé Heyraud rentre travailler en France. Si de nombreux projets concernant le média vont être rendus possibles grâce à ce retour, Hervé Heyraud regrettera l'Asie du Sud-Est et plus particulièrement la Thaïlande, où il s'est promis de revenir

Pourquoi vous êtes vous installé à Bangkok il y a maintenant six ans ?

Pour les mêmes raisons qui m'amènent à partir. J'ai suivi ma femme, qui travaille comme expatriée dans une entreprise française, d'abord à Mexico en 1998, puis à Bangkok à l'été 2005. S'installer ici était une belle opportunité pour le développement du journal en Asie et Océanie, des continents qui n'avaient aucune édition à mon arrivée et qui en comptent aujourd'hui sept, et bientôt huit avec l'ouverture prochaine du PetitJournal.com Tokyo.

Quelles sont les principales évolutions qu'a connues LePetitJournal.com durant vos années passées à Bangkok ?

En six ans, notre réseau international s'est bien agrandi puisqu'il existe aujourd'hui 36 éditions du PetitJournal.com dans le monde contre quatre en 2005. Et notre audience est passée de 25.000 lecteurs à 350.000 lecteurs par mois sur cette période. Le contenu rédactionnel s'est étoffé avec notamment une rubrique Expat de qualité, qui est très lue. Nous avons également lancé une nouvelle version du site en mars 2010 et augmenté nos ventes de publicité.

Que vous a apporté l'expatriation ?

L'expatriation est une grande richesse personnelle, elle permet l'ouverture d'esprit, la découverte de nouvelles cultures et d'avoir une meilleure connaissance du monde. J'ai la chance d'avoir vécu au Mexique, puis en Thaïlande, et d'avoir connu deux univers très différents auxquels il a fallu s'adapter.

Comment qualifieriez-vous la communauté française présente ici par rapport à celle que vous avez côtoyée au Mexique ?

On retrouve en Thaïlande des Français de passage, des bi-nationaux, des jeunes, des cadres, des retraités : tout le monde est différent. Néanmoins, il me semble que les Français ont en commun le fait de vivre davantage entre eux, sans doute parce que les Thaïlandais sont en général des personnes plutôt discrètes, que la langue est difficile et que nous ne prenons pas le temps d'aller assez vers eux. Personnellement, c'est une grande frustration de n'avoir pu que très peu parler avec des locaux et de ne pas avoir appris à lire le thaïlandais. J'ai l'impression d'être passé à côté de quelque chose, mais le fait d'évoluer dans un milieu professionnel très prenant et très français ne m'a pas aidé.

Quelles images garderez-vous de la Thaïlande?

J'ai beaucoup aimé la population, les Thaïlandais sont très gentils. Ici, j'ai apprécié de vivre dans le calme malgré l'agitation de Bangkok. La capitale est une formidable plaque tournante permettant de voyager facilement vers d'autres coins de la Thaïlande ou des pays d'Asie du Sud-Est. Je garderai en mémoire quelques lieux magnifiques comme Krabi. Je regretterai aussi mes amis et mon footing du dimanche matin à Lumphini. Ce qui est sûr c'est que je reviendrai en Thaïlande, au moins pour des vacances.

Quels vont être les développements futurs du Petitjournal.com ?

LePetitJournal.com sera bientôt lisible sur smartphones et tablettes, avec des applications normalement lancées en fin d'année, et des éditions devraient voir le jour aux Etats-Unis l'an prochain. Le fait de me réinstaller en France va nous permettre de nouer des partenariats éditoriaux avec les institutions et des grosses entreprises, notamment pour parler de façon encore plus approfondie de la mobilité internationale des Français. Notre force commerciale va également pouvoir davantage se développer puisque tous nos plus gros annonceurs sont à Paris. Ce sera enfin pour moi l'occasion de voir plus facilement tous mes franchisés à la tête des éditions locales, qui se rendent en France pour la plupart au moins une fois par an, et de mettre en place pour eux des formations plus adaptées et étoffées.

Propos recueillis par Yann Fernandez  jeudi 30 juin 2011

Après treize années d'expatriation, dont six passées à Bangkok, le fondateur du Petitjournal.com Hervé Heyraud rentre travailler en France. Si de nombreux projets concernant le média vont être rendus possibles grâce à ce retour, Hervé Heyraud regrettera l'Asie du Sud-Est et plus particulièrement la Thaïlande, où il s'est promis de revenir

Après treize années d'expatriation, dont six passées à Bangkok, le fondateur du Petitjournal.com Hervé Heyraud rentre travailler en France. Si de nombreux projets concernant le média vont être rendus possibles grâce à ce retour, Hervé Heyraud regrettera l'Asie du Sud-Est et plus particulièrement la Thaïlande, où il s'est promis de revenir

Pourquoi vous êtes vous installé à Bangkok il y a maintenant six ans ?
Pour les mêmes raisons qui m'amènent à partir. J'ai suivi ma femme, qui travaille comme expatriée dans une entreprise française, d'abord à Mexico en 1998, puis à Bangkok à l'été 2005. S'installer ici était une belle opportunité pour le développement du journal en Asie et Océanie, des continents qui n'avaient aucune édition à mon arrivée et qui en comptent aujourd'hui sept, et bientôt huit avec l'ouverture prochaine du Petit Journal Tokyo.

Quelles sont les principales évolutions qu'a connu Le Petit Journal durant vos années passées à Bangkok ?
En six ans, notre réseau international s'est bien agrandi puisqu'il existe aujourd'hui 36 éditions du Petit Journal dans le monde contre quatre en 2005. Et notre audience est passée de 25.000 lecteurs à 350.000 lecteurs par mois sur cette période. Le contenu rédactionnel s'est étoffé avec notamment une rubrique Expat de qualité qui est très lue. Nous avons également lancé une nouvelle version du site en mars 2010 et augmenter nos ventes de publicité.

Que vous a apporté l'expatriation ?
L'expatriation est une grande richesse personnelle, elle permet l'ouverture d'esprit, la découverte de nouvelles cultures et d'avoir une meilleure connaissance du monde. J'ai la chance d'avoir vécu au Mexique, puis en Thaïlande, et d'avoir connu deux univers très différents auxquels il a fallu s'adapter.

Comment qualifieriez-vous la communauté française présente ici par rapport à celle que vous avez côtoyé au Mexique ?
On retrouve en Thaïlande des Français de passage, des bi-nationaux, des jeunes, des cadres : tout le monde est différent. Néanmoins, il me semble que les Français ont en commun le fait de vivre davantage entre eux, sans doute parce que les Thaïlandais sont en général des personnes plutôt discrètes, que la langue est difficile et que nous ne prenons pas le temps d'aller assez vers eux. Personnellement, c'est une grande frustration de n'avoir pu que très peu parler avec des locaux et de ne pas avoir appris à lire le Thaïlandais. J'ai l'impression d'être passé à côté de quelque chose, mais le fait d'évoluer dans un milieu professionnel très prenant et très français ne m'a pas aidé.

Quelles images garderez-vous de la Thaïlande?
J'ai beaucoup aimé la population, les Thaïlandais sont très gentils. Ici, j'ai apprécié de vivre dans le calme malgré l'agitation de Bangkok. La capitale est une formidable plaque tournante permettant de voyager facilement vers d'autres coins de la Thaïlande ou des pays d'Asie du Sud-Est. Je garderai en mémoire quelques lieux magnifiques comme Krabi. Je regretterai aussi mes amis et mon footing du dimanche matin à Lumphini. Ce qui est sûr c'est que je reviendrai en Thaïlande, au moins pour des vacances.

Quels sont les projets futurs du Petitjournal.com ?
Le Petit Journal sera bientôt lisible sur smartphones et tablettes, avec des applications normalement lancées en fin d'année, et des éditions devraient voir le jour aux Etats-Unis l'an prochain. Le fait de me réinstaller en France va nous permettre de nouer des partenariats éditoriaux avec les institutions et des grosses entreprises, notamment pour parler de façon encore plus approfondie de la mobilité internationale des Français. Notre force commerciale va également pouvoir davantage se développer puisque tous nos plus gros annonceurs sont à Paris. Ce sera enfin pour moi l'occasion de voir plus facilement tous mes franchisés à la tête des éditions locales, qui se rendent en France pour la plupart au moins une fois par an, et de mettre en place pour eux des formations plus adaptées et étoffées.
Propos recueillis par Yann Fernandez (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) jeudi 30 juin 2011

Lire aussi :
Notre article du 27 janvier 2011  ? Lepetitjournal.com fête ses 10 ans dans les jardins de l'ambassade
Notre article du 15 janvier 2009 ? 3 questions à Hervé Heyraud, créateur du Petitjournal.com
 
0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale